La police chinoise empêche l'élection de Mister Gay

22 contributions
Publié le 15 janvier 2010.

CHINE - La tenue du concours de beauté homo était une première, dans un pays où l’homosexualité est tabou…

Il n’y aura pas de Mister Gay en Chine. La police a empêché la tenue du premier concours de beauté gay du pays. Huit hommes (voir la vidéo des candidats) devaient concourir ce vendredi soir dans une boîte branchée de Pékin. Le vainqueur devait représenter le pays asiatique à la compétition mondiale Mister Gay, qui se tiendra en Norvège le mois prochain.

La police est arrivée alors que la soirée allait commencer, «sans prévenir», a raconté l’un des organisateurs. «Ils nous ont dit que nous n'avions pas les autorisations nécessaires. Ils craignent peut-être un peu un tel événement. Je suis très déçu mais pas vraiment surpris.»
Depuis quelques mois, les mentalités commençaient à évoluer, dans un pays qui compterait, selon des experts locaux, 20 millions d’hommes homosexuels. Pas plus tard que mercredi, le quotidien officiel China Daily avait publié en «une» la photo d’un «mariage» (ndr: fictif) homosexuel, célébré dans un bar à Chengdu.
«Poules mouillées»

Pourtant, Jiang Bo, l’un des candidats à l’élection de Mister Gay, n’a toujours pas parlé de son homosexualité à sa famille. «Beaucoup de gens connaissent mal les homosexuels, et pensent que ce sont des poules mouillées, des gens efféminés. Mais ce n'est pas vrai, certains sont très virils, ils sont aussi responsables que les hétéros.»

Bao, étudiant chinois à l’université de Sydney, souligne l’impact qu’ont les petits événements comme ce concours de beauté sur les gays en Chine. «Ils semblent inspirés et encouragés par eux.»

Criminels jusqu’en 2001

Le premier bar gay du pays a néanmoins ouvert le mois dernier, à Dali, ville touristique du Yunnan. Le but affiché pour être autorisé à ouvrir le bar: promouvoir les efforts de prévention du sida. Car les autorités surveillent encore de très près les faits et gestes de la communauté. Si elles ont permis, pour la première fois, la tenue d’une Gay Pride dans les rues de Shanghai en juin dernier, certains événements de la manifestation ont été interdits.

En Chine, l’homosexualité a été considérée comme un crime jusqu’en 1997, et comme une maladie mentale jusqu’en 2001. Depuis, les homos peuvent s’afficher sans risquer la prison ou l’hôpital psychiatrique. Mais beaucoup hésitent encore, surtout ceux qui ne vivent pas dans les grandes villes.
T. B.
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr