Et si enfin le GPL s'imposait en France? Avec près de 24.000 voitures fonctionnant au gaz de pétrole liquéfié (GPL) vendues l'an dernier, la filière approche son record historique de 26.100 en 1998. Une goutte d'eau face aux 2,26 millions de véhicules vendus au total l'an dernier, mais tellement plus que les 2.600 ventes réalisées en 2008. « Et 2010 s'annonce comme un cru exceptionnel puisque nous misons sur 60.000 ventes », se félicite Joël Pédessac, directeur général du Comité français du butane et du propane (CFBP).
Un prix au litre inférieur à 0,70 euros
Les professionnels peuvent dire merci au bonus écologique de 2.000 euros dont bénéficient les véhicules fonctionnant avec ce carburant, à condition d'émettre moins de 135 g de CO2/km. De fait, le GPL devient une alternative crédible face au diesel. Selon un calcul réalisé par Auto Plus, il faudrait 671.875 km pour rentabiliser les 2.150 euros d'écart entre une Clio Campus Diesel (10.440 euros) et une version GPL (8.290 euros, déduction faite du bonus). Quant à la Dacia Sandero Diesel, le magazine considère qu'il est impossible de la rentabiliser.
Parmi les premiers à avoir parié sur le retour du GPL, Chevrolet frappe un grand coup en commercialisant ces citadines au même prix, avec ou sans GPL (déduction faite du bonus, de la prime à la casse de 700 euros et d'une prime Chevrolet de 900 euros). Pourquoi se priver? D'autant que là, l'économie commence au premier tour de roue avec un prix au litre inférieur à 0,70 euros, bien en deçà des 1,25 euros auxquels s'affiche le sans-plomb 95. Et avec pour atout de voir les prix rester stables, même quand le baril flambe. Il faut juste compter avec une surconsommation comprise entre 15 et 20%.
Reste à progresser sur le nombre de stations: dans l'Hexagone, seules 1 850 vendent du GPL, sur un total de 12.500. «De quoi approvisionner un parc de 1,5 million de voitures», explique Joël, directeur du CFBP. Il y a de la marge, 140.000 voitures roulent actuellement au GPL.