16h45: A la sortie des Invalides, Jacques Chirac indique à France 2 qu'il retiendra «un grand homme, dans tous les sens du terme», qui avait «une certaine idée de la France, de la dignité et de la personne humaine». Quelques minutes auparavant, la Premier ministre François Fillon a refusé de s'exprimer, visiblement ému, tout comme Henri Guaino, très proche de Philippe Séguin.
16h40: Le cercueil est déposé dans le véhicule funéraire. Philippe Séguin sera inhumé mercredi dans le caveau familial de Bagnols-en-Forêt, un petit village du Var, où sont enterrés sa mère, décédée en octobre dernier, et d'autres membres de sa famille.
16h37: Départ du cercueil, qui quitte la Cour d'honneur suivi par le Président et la famille de Philippe Séguin, au son du Chant des Africains, qui symbolise l'armée d'Afrique.
16h35: La Marseillaise est chantée par les choeurs de l'armée française.
16h33: Nicolas Sarkozy se recueille brièvement devant le cercueil, puis la sonnerie aux morts retentit.
16h31: La Marche funèbre de Chopin retentit, alors que le cercueil entre dans la Cour d'honneur des Invalides.
16h30: Le cercueil sort de la cathédrale, porté par onze tirailleurs d'Epinal (Vosges)suivi d'un porte-coussin, qui porte les décorations de Philippe Séguin (dont sa grande crois de l'Ordre du Mérite).
16h29: Passage des troupes en revue par Nicolas Sarkozy, en compagnie de Françaois Fillon, et d'Hubert Falco, de deux membres de l'état major.
16h28: La cérémonie militaire commence par l'inclinaison du drapeau, qui rend les honneurs au président de la Républqiue. La Marseillaise retentit.
16h27: Nicolas Sarkozy et son épouse sortent, accompagnés par Monseigneur Vingt-Trois.
16h21: La femme de Philippe Séguin va saluer Nicolas Sarkozy avant de sortir de la cathédrale.
16h19: Les ministres, dont Michelle Alliot-Marie et Bernard Kouchner, semblent émus.
16h16: L'assemblée quitte la cathédrale et se masse dans la Cour d'honneur des Invalides. Nicolas Sarkozy est le dernier à sortir. La cérémonie militaire va commencer.
16h15: Le président quitte la tribune, et un Ave Maria retentit dans la cathédrale.
16h13: «Je te redis ces mots que tu aimais tant, que tu n'arrivais pas à prononcer sans être ému: vive la France et vive la Répubilque.»
16h12: Nicolas Sarkozy salue «une vie qui exprime le mieux ce que peut-être notre pays», et lui rend «l'hommage solennel de la Nation», qu'il a «servi avec tant de noblesse et de dévouement».
16h11: Le président de la République salue la famille de Philippe Séguin, et s'interroge sur la mélancolie du défunt, lui qui a été «un homme heureux». Il rappelle avec humour «Tu aimais le sport, et tu prenais grand soin de ne jamais en faire».
16h10: Nicolas Sarkozy loue aussi les «exceptionnelles qualités» du premier président de la Cour des Comptes, mises «au service de l'Etat», ainsi que son exigence envers lui-même et envers les autres.
16h07: Le président parle de l'affection de Philippe Séguin pour «l'Etat, la Nation, la République», de son Gaullisme, des fonctions qui lui plaisaient le plus, à savoir celles qui exigeaient de se mettre au-dessus des partis.
16h05: Nicolas Sarkozy mentionne les «devoir d'orgueil» et «devoir de fidélité» auquel le défunt s'astreignait, son attachement à la République pour «donner à ceux qui n'ont rien la possibilité de devenir quelqu'un».
16h: Le président retrace la vie de Philippe Séguin, la mort de son père à 23 ans, pendant la seconde guerre mondiale, et l'héritage de «courage et de dignité» qui lui a été transmis par sa mère. Nicolas Sarkozy mentionne aussi les origines modestes du défunt, lui le «petit chose» qui n'a pas fait l'ENA.
15h59: Le président commence en disant «Philippe, jamais je ne pensais que la mort t'emporterait à 66 ans.» Et rappelle le «grand vide» laissé par Philippe Séguin derrière lui.
15h59: Nicolas Sarkozy se lève pour prononcer l'éloge funèbre.
15h53: «Avec respect et affection nous confions Philippe Séguin à Dieu.» La cérémonie se termine sur un ultime cantique, un jet d'eau baptismale sur le cercueil et un nuage d'encens.
15h50: C'est le moment de la Communion, sur un morceau de Bach, joué au violoncelle.
15h40: L'assemblée entame de nouveaux cantiques. Il y aurait plus de 600 personnes dans la cathédrale.
15h35: Les Sarkozy papotent, alors qu'une quête à lieu dans les rangs de l'assemblée.
15h30: Les enfants de Philippe Séguin prennent le micro. Sa fille cadette est très émue, comme depuis le début de la cérémonie.
15h20: Cinq chaînes de télévision (LCI, BFM TV, ITélé, France 2, et Public Sénat) diffusent la cérémonie en hommage à Philippe Séguin en direct.
15h15: Les cantiques et les textes religieux s'enchaînent.
15h07: L'assemblée se lève pour reconnaître ses pêchés. Nicolas Sarkozy murmure, Carla Bruni-Sarkozy reste stoïque.
15h05: La messe commence sous la houlette de l'archevêque de Paris.
15h: Le cercueil, recouvert du drapeau français, entre dans l'église des Invalides.
14h59: Charly et Marc-Olivier, deux étudiants, précisent qu'ils ne seraient «pas venus pour quelqu'un d'autre». Pour Charly, Philippe Séguin savait dire «"merde". Il a payé sa droiture et sa fidélité à ses convictions». Marc-Olivier renchérit: «Il n'a pas eu la place qu'il méritait.»
14h58: Les anonymes affluent. Anne, 60 ans, explique: «Je suis venue pour l'homme. C'est quelqu'un que j'admirais, dont je respectais la droiture et la jovialité.» Pour Robert: «Il aurait pu être un grand chef d'Etat.»
14h57: Le président de la République, Nicolas Sarkozy arrive aux Invaliddes. Il est accueilli par Monseigneur André Vingt-Trois, archevêque de Paris, qui va célébrer la messe à la mémoire de Philippe Séguin. Il salue la veuve de Philippe Séguin.
14h56: Sur les livres de condoléances on peut lire des messages d'adieux: «Je dis adieu à un homme d'honneur» ou «Bravo pour tout ce que vous avez fait pour la nation».
14h55: Deux écrans géants sous deux tentes chauffées ont été installés dans la cour d'honneur des Invalides, pour que le public puisse suivre les obsèques, qui se déroulent à l'intérieur de la cathédrale St Louis des Invalides.
14h52: L'ancien président Jacques Chirac et sa femme Bernadette arrivent à leur tour.
14h50: L'ancien président Valéry Giscard d'Estaing entre dans l'église.
14h45: Sur le fronton de l'église des Invalides, un portrait géant en noir et blanc et a été déployé, représentant Philippe Séguin souriant.
14h25: Le corbillard est arrivé.