AUTOMOBILE - Le constructeur français pourrait installer la production en Roumanie...
La droite tire le frein à main. L'UMP «désapprouve» samedi les «intentions prêtées» à Renault de délocaliser la production de sa nouvelle Clio en Turquie. Le parti présidentiel estime que l'Etat est en droit d'obtenir des «éclaircissements» en sa qualité d'actionnaire et après son soutien au constructeur.
«Un comportement plus responsable»
«Après avoir répondu avec énergie à l'appel de détresse de l'industrie automobile, l'Etat est en droit d'obtenir des éclaircissements en sa qualité d'actionnaire sur la politique conduite par Renault qui a pris des engagements fermes en contrepartie du soutien public (prime à la casse, prêts avantageux) dont il a très largement bénéficié», souligne Dominique Paillé, porte-parole de l’UMP.
Le gouvernement, selon lui, «est également en droit d'attendre des industriels, qui sont aidés financièrement par les pouvoirs publics, un comportement plus responsable», ajoute le communiqué.
Selon le quotidien économique
La Tribune, la remplaçante de l'actuelle Clio de Renault ne devrait plus être fabriquée dans l'usine du constructeur à Flins (Yvelines) mais en Turquie. Christian Estrosi s'est dit «choqué» et a annoncé qu'il allait rencontrer mercredi le directeur général de Renault Patrick Pelata. L'Etat possède 15% du capital de Renault.
J.C. avec agence