Jean-Marc Furlan n'avait disposé que de trois jours pour préparer ses débuts nantais. L'ex-entraîneur libournais avait su en tirer profit, permettant à son groupe de décrocher face à Arles son premier succès en un mois et demi (1-0). Avant le déplacement de ce soir à Ajaccio, Furlan a eu dix jours pour travailler. De quoi changer du tout au tout le visage de cette équipe ? Pas encore. « On est un peu plus sereins du fait de notre victoire face à Arles, mais on sait que ce sera compliqué, avoue David De Freitas. On est encore en train de tâtonner, mais doucement, on prend confiance en nous, et conscience de nos qualités. Et surtout, on commence à savoir comment l'autre va se déplacer. »
La rénovation tactique voulue par le technicien girondin (milieu en losange avec trois milieux travailleurs) prendra du temps, mais elle était nécessaire. « Les milieux n'étaient pas assez synchros, pas assez efficaces, analyse Furlan. Pour moi, c'est ce qui manquait ces derniers mois. » Une organisation qui sera reconduite ce soir, avec quelques ajustements, notamment les replacements de Tall en défense centrale et de Jarjat à gauche pour pallier les absences de Sambou, blessé et Maréval, suspendu. Pas l'idéal, forcément, même si Ajaccio, premier non relégable, est loin d'impressionner à François-Coty (une victoire en six matchs seulement). A Nantes d'en profiter, afin de passer les fêtes sur le podium. W