CLIMAT - Mais pour que tout le monde le signe, ce n'est pas gagné...
Un accord réussira-t-il à être trouvé à l'arrachée? Nicolas Sarkozy a prévenu jeudi qu'un échec serait
«une catastrophe» et appelé ses collègues «à prendre des décisions» alors que vendredi est le dernier jour de la
conférence internationale sur le climat à Copenhague. Les négociations se sont prolongées dans la nuit. A 3 heures du matin, tout le monde se remettait au travail pour «rédiger un projet d'accord politique qui sera présenté aux chefs d'Etat à 8h00», a expliqué un diplomate.
Le projet concernerait au moins 28 pays dont les Etats-Unis, la Chine, l'Inde, et plusieurs pays européens comme la France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne, ainsi que de nombreux pays en développement (Bangladesh, Lesotho, Algérie...). «Tout le monde a compris qu'il fallait sortir un texte demain a poursuivi le diplomate. «L'idée est d'avoir un accord politique le plus tôt possible. Mais ça va être encore dur», a-t-il ajouté.
Rencontres bilatérales Etats-Unis - Chine
Cette déclaration devrait mentionner la nécessité de limiter le réchauffement à 2°C au-dessus des niveaux pré-industriels et, pour y parvenir, les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés à moyen terme (2020) et de l'ensemble des pays pour 2050. Ces chiffres une fois fixés dans la déclaration politique, ils devront être reportés dans les projets d'accord négociés sous l'égide de l'ONU.
Le président Barack Obama et le Premier ministre chinois Wen Jiabao auront eux des discussions bilatérales vendredi a annoncé la Maison Blanche jeudi soir. Barack Obama, qui devait quitter jeudi soir Washington à destination de la capitale danoise, doit également y rencontrer pour des entretiens bilatéraux successifs ses homologues brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, et russe, Dmitri Mededev.
Avec agence