Les Bleues à l'heure espagnole

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Publié le 17 décembre 2009.

HANDBALL - Les Françaises visent vendredi une place en finale des Mondiaux en Chine...

Ne dites surtout pas aux joueuses de l’équipe de France de handball qu’elles partent favorites de leur demi-finale face à l’Espagne. Olivier Krumbholz connaît trop bien ses filles (et leur tendance à la déconcentration) pour ne pas agiter le chiffon rouge. La demi-centre Allison Pineau a bien retenu le message du sélectionneur. «Le coach est là pour nous dire de ne pas les prendre les Espagnoles pour des truffes. Si on n’aborde pas cette demi-finale de la même façon que les derniers matchs, on risque d’en prendre une bonne», prévient la joueuse de Metz. 

Dans le camp tricolore, il y a celles qui se réjouissent d’avoir évité les championnes olympiques norvégiennes («contre la Norvège, on a l'impression qu'on peut se faire rattraper en deux minutes même si on mène de trois ou quatre buts», rappelle l’arrière Camille Ayglon)  et celles qui se méfient d’une formation qui leur ressemble. Vitesse, mobilité, agressivité, tous ces qualificatifs valent autant pour l’Espagne que pour les coéquipières de Rafaël Tervel. «Ca va être un combat de rue, en face ce sont des guerrières. Ca va envoyer, c'est sûr», prévoit la capitaine des Bleues, qui connaît mieux que personne ses adversaires pour évoluer dans le championnat d'Espagne à Bera Bera au Pays Basque.

Avec quelle défense?

Combat, le mot revient avec insistance dans la bouche des Françaises. «On va jouer notre vie sur cette demi-finale», ose Allison Pineau. L’engagement, c’est une chose, mais la tactique risque aussi d’avoir son mot à dire. Face aux petits gabarits espagnols, la défense française dite en 2-4 (qui a rendu folles Russes, Allemandes ou Suédoises) va devoir faire preuve d’adaptation. «Je ne pense pas qu’on défende pendant une heure en 2-4 (soit avec deux joueuses avancées) analyse Allison Pineau. Tout va dépendre de la façon dont les Espagnoles vont attaquer notre défense et trouver les intervalles.»

Pour Camille Ayglon, l’équipe de France dispose de toutes les cartes en mains pour atteindre sa troisième finale d’un championnat du Monde après 1999 et 2003. «On est sûrement plus véloces qu'elles et sur la durée d'un match on doit pouvoir faire la différence dans les grands espaces», affirme la gauchère. On ne demande qu’à la croire.

Alexandre Pedro
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