FOOTBALL – Par une température glaciale, les Parisiens n’ont pas réussi à battre de faibles Lensois…
Pendant que certains se demandent s’il y a un usurpateur dans le but du PSG, cette équipe a toujours autant de mal à se forger une réelle identité. Parfois séduisante dans le jeu et jusque-là réputée pour faire tomber les mal-classés, la bande à Kombouaré a subi face à Lens (1-1) un nouveau coup d’arrêt. Une habitude cette saison où chaque promesse est rarement suivie d’une confirmation.
L'éclair de Makelele
Le coach parisien aime peut-être «jouer avec le statut de favori». Devant des Nordistes toujours embourbés en queue de classement, ils n’ont rien montré. Ou n’ont rien pu montrer, dans un Parc des Princes transformé en chambre frigorifié. Impossible d’aligner quatre passes sur une pelouse durcie par le froid.
Hormis cet éclair miraculeux de Makelele, buteur en trompant Runje d’un double contact (involontaire?), et l’égalisation de Maoulida, auteur d’un contrôle – frappe enchaînée sur un centre de Roudet, il n’y avait rien à voir mercredi soir au Parc. Juste quelques dégagements de gardiens, suivis de duels aériens entre 22 chiffonniers incapables de poser le ballon au sol.
Pour les réclamations, s’adresser à l’équipe de France, dont le barrage face à l’Irlande a contraint la Ligue à décaler cette 11e journée au cœur d’un mois de décembre infernal où les matchs insipides s’enchaînent tous les trois jours. Sur la pelouse, l'intégrité physique des joueurs est menacée. Dans les tribunes, on arrive à peine à chanter pour se réchauffer. Si, pour revoir un peu de football dans un stade de L1, il faut attendre les beaux jours, mieux vaut rester chez soi.
Romain Scotto