Les prostituées manifestent à 17 h au Capitole. Ce rassemblement s'inscrit dans le cadre de la Journée internationale des violences faites aux travailleurs du sexe. « Elles sont physiques et verbales, comme institutionnelles », précise Julie Sarrazin, la codirectrice de Grisélidis, une association d'aide « communautaire », dont la moitié de l'équipe travaille dans la prostitution. Elle estime le nombre de professionnels à Toulouse entre « 400 et 500, dont 95 % de femmes ». La plupart sont d'origine bulgare ou nigériane. « La violence des clients est loin d'être majoritaire, explique la militante. Elle est de plus en plus souvent le fait de passants ou de riverains du Canal. Dans le climat actuel, les gens se sentent plus légitimes à insulter ou bousculer des migrants. » L'association dénonce aussi, une répression policière « qui fonctionne par vagues, en fonction des quotas fixés en matière d'immigration ou de racolage passif ». La crise a aussi son effet pervers en mettant « une pression sur les prix ou les prestations ». Enfin, les demandes de rapports non-protégés sont en hausse. W
H. M.