Un petit miracle. Incroyablement fébrile, pris en grippe par son public et sauvé par un hors-jeu imaginaire sur l'ouverture du score de Damien Perrinelle (60e), Lyon est venu à bout (2-0) de Boulogne (19e) hier, lors de la 11e journée de L1. L'accueil glacial des virages de Gerland, qui ont hué, dès l'avant-match, Jean II Makoun et Bafetimbi Gomis, et réclamé la démission de Claude Puel, n'a pas aidé l'OL dans cette quête d'un premier succès en L1 depuis le 31 octobre. « Nous avons disputé un match à huis clos, mais les joueurs ont su relever le défi », a glissé le coach lyonnais, finalement privé, hier, d'Ederson mais surtout de Lisandro (blessés, respectivement, au mollet et à la hanche).
Totalement amorphes en première période, les Lyonnais étaient bien loin des « révoltés » espérés par Jean-Michel Aulas, malgré deux bonnes opportunités vendangées par Michel Bastos (35e et 40e). Nostalgique, Gerland a alors chanté à plusieurs reprises à la gloire de... Juninho et Gérard Houllier ! Le paroxysme de la tension lyonnaise est arrivé à l'heure de jeu avec ce but injustement refusé à Perrinelle. « Il faisait froid. Le tableau d'affichage est resté bloqué à 0-0 », a ironisé l'entraîneur boulonnais, Laurent Guyot. Boostée par l'entrée en jeu (63e) de Sidney Govou, qui ne devait pas être dans le groupe, la fin de match olympienne est plus pressante. La reprise victorieuse de Miralem Pjanic (72e) aurait même dû libérer l'OL. Mais incapable de plier le match, Lyon s'en est remis comme toujours à une parade de Hugo Lloris devant Ovidy Karuru (84e).
Après un loupé inadmissible, Cesar Delgado (90e+1) a assuré ce laborieux succès (2-0) permettant à l'OL de remonter à la 4e place. Mais que son niveau est inquiétant avant le tirage au sort de la Ligue des champions demain. W