Le RCS a de nouveau rendez-vous devant la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG), le 6 janvier. Visiblement les garanties apportées par Alain Fontenla, l'actionnaire majoritaire, au gendarme financier du foot pro n'ont pas convaincu. Y aurait-il des doutes sur l'origine des fonds investis pour le rachat du club ? En tout cas, seul le site Internet du Racing a réagi au passage devant la DNCG, mardi soir à 23 h. « Etant donné l'état des comptes financiers laissé par M. Philippe Ginestet et M. Herzog, il a été demandé au nouvel actionnaire de répondre à une négligence de trésorerie. » Le communiqué a évolué dans la matinée d'hier en remplaçant « négligence » par « exigence » et en début d'après-midi, il a disparu du fil info ! Il semblerait que Julien Fournier, président du RCS, n'ait pas cautionné le communiqué. Mais comme d'habitude, il est resté injoignable !
En tout cas, Philippe Ginestet a réagi à ces « déclarations inacceptables qui tendent à présenter négativement la situation du club alors qu'elle est parfaitement saine et bien connue par ailleurs ». Il y a quinze jours l'investisseur immobilier avait passé sans encombre l'écueil de la DNCG comme à chaque fois depuis quatre ans. Plusieurs questions se posent : Que sont devenus les 10 millions d'euros prêts à être injectés évoqués le 4 décembre ? Alain Fontenla a-t-il les reins assez solides pour soutenir le RCS ? Dominique Pignatelli, actionnaire minoritaire, annonçait « La mort du Racing », vendredi lors de la présentation du nouvel actionnaire majoritaire. Aurait-il joué les Cassandre ? W
F. H.