Les hommes en noirs charmés par l'arbitrage à 5

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Publié le 15 décembre 2009.

FOOTBALL - Moins par la vidéo...

Les arbitres sont-ils plus épanouis à 5? Oui. Depuis le début de la saison, l’UEFA teste l’arbitrage à 5 (les 3 arbitres habituels + un arbitre dans chaque surface) dans les matchs de poule de l’Europa League. «Ca a concerné 48 matchs et deux Français, Tony Chapron et Saïd Enjimmi sont directement concernés. Pour le moment, les retours ont l’air très positifs. Tony me disait l’autre jour que sur sa décision (un penalty à Rome après un tirage de maillot), ndlr), il s’était beaucoup concerté avec son arbitre de surface et que sans lui, il n’aurait sans doute pas sifflé», explique Bertrand Layec, manager des arbitres de Ligue 1, qui a réuni mercredi quelques journalistes pour faire le bilan de cet automne en Ligue 1 (à venir sur 20minutes.fr, un article sur la mode des semelles briseuses de chevilles). L’UEFA communiquera plus tard les résultats de cette expérience mais elle a d’ores et déjà décidé de la prolonger lors des phases finales.

 

Couvrir la «Black Zone»

 

Principal avantage de l’arbitrage à 5: une meilleure couverture de la surface de réparation et notamment de ce que la Fifa appelle la «Black Zone». Depuis les début du foot, les arbitres de champ évoluent sur un terrain le long d’une diagonale imaginaire qui les fait arriver d’un côté de la surface (toujours à gauche). L’autre côté (censé être surveillé par un assistant) est surnommé la «Black Zone». «80 à 85% des erreurs d’arbitrage dans la surface ont lieu dans cette zone», analyse Marc Batta, directeur national de l’arbitrage. D’où l’idée de mettre un arbitre près d’un poteau pour couvrir une des moitiés de la surface de réparation. «Les 4 erreurs flagrantes que nous avons déplorées en Ligue1 ont eu lieu à droite de la surface. C’est pour ça que nous demandons aux arbitres de briser leur diagonale pour aller la couvrir», détaille Bertrand Layec, pourtant plutôt content que la Fifa n’ait pas décidé d’instaurer l’arbitrage à 5 à la Coupe du monde. «Cela prend du temps de former les arbitres.»

 

Les travers de la vidéo

 

Les hommes en noir de la Fédé sont par contre beaucoup moins enthousiastes au sujet de l’assistance vidéo. Bertrand Layec l’utilise beaucoup pour débriefer les matchs et faire des statistiques de l’arbitrage en Ligue 1. Pourtant, le manager reste circonspect. «Même avec la vidéo, beaucoup de situations restent soumises à l’interprétation. Cet été, lors d’un séminaire, nous avons interrogé les entraîneurs et les joueurs sur des situations précises et il y avait de grandes différences. 55% pensaient qu’il y avait penalty, 45% non», analyse-t-il.

Même en matière de hors-jeu, la DNA veut réfléchir. «Lors du Lorient-Grenoble de la 15e journée, même au ralenti, il est difficile de voir si un des Lorientais en position de hors jeu touche le ballon», explique Layec avant de conclure. «Avant d’ajouter des innovations technologiques, il faut d’abord travailler sur l’anticipation des arbitres.»

M. Go.
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