SOCIAL – Mais la compagnie n’a pas dit son dernier mot...
La compagnie aérienne britannique British Airways a annoncé ce mardi décembre avoir entamé une procédure judiciaire pour empêcher la grève de douze jours, en pleine période des fêtes, votée la veille par son personnel de cabine à l'appel du syndicat Unite.
Cette grève, organisée du 22 décembre au 2 janvier, affecterait près d’un million de passagers. Elle vise notamment à protester contre la suppression programmée de 1.700 postes au sein de la compagnie aérienne.
Conséquences financières
Selon le site du
Guardian, le dernier conflit social impliquant le personnel de vol à British Airways, en 2007, a contraint la société à rembourser les passagers ou à les rediriger vers des compagnies concurrentes. Cette grève avait coûté à la société près de 80 millions de livres (89 millions d’euros).
Une grève de douze jours coûterait aujourd’hui à la compagnie 300 millions de livres (335 millions d’euros), explique un analyste, repris par le même site.
La contre-attaque de British Airways
La compagnie a écrit plusieurs fois au syndicat pour lui signaler des irrégularités dans son scrutin, l’appelant par conséquent à lever le préavis de grève. Unite n’ayant pas réagi, la compagnie souhaite faire prononcer une injonction contre le mouvement de grève.
Par ailleurs, la compagnie cherche à mobiliser quelques membres du personnel de cabine pour travailler pendant la grève. «Nous sommes absolument déterminés à faire tout ce qu'il faudra pour protéger nos clients de cette décision scandaleuse et injustifiée de Unite», car «nous ne voulons pas voir un million de Noëls ruinés», a indiqué le directeur général Willie Walsh.
Ainsi, il a affirmé qu’il «reste disponible à la discussion à n'importe quelle heure et sans condition préalable».
M. L.