La contestation ne cesse de monter dans les travées de Gerland. Dimanche, à l'issue du nouveau revers concédé par l'OL devant Bordeaux (0-1) qui relègue le club rhodanien au 9e rang de la L1, une bonne partie du public a réclamé la démission de Claude Puel. Un voeu pieux. Depuis l'éviction de Guy Stephan en octobre 1996, Jean-Michel Aulas n'a plus débarqué un entraîneur en cours de saison. Comme il l'avait déjà déclaré la semaine précédente après la défaite à Lille (4-3), le président de l'OL n'envisage pas cette éventualité qui lui coûterait plusieurs millions d'euros compte tenu du salaire de son manager général (250 000 euros mensuels), auquel il reste encore deux ans et demi de contrat. « L'entraîneur sera le même cette saison et pour les saisons à venir », a-t-il répété hier.
Pourtant, l'ancien technicien de Lille semble de plus en plus isolé. Vendredi, Bernard Lacombe, le conseiller du président, avait fustigé dans les colonnes de France Football le peu d'enthousiasme des joueurs et le manque d'ambition du jeu lyonnais. Le lendemain, dans L'Equipe Mag, Sidney Govou a reconnu que le discours de Puel avait du mal à passer. « Je pense qu'il n'a pas complètement trouvé la façon de s'adresser au groupe. Il y a un manque au niveau des mots, de l'impact sur les mecs. »
Aulas, lui, affirme qu'il n'y a aucun conflit au sein de son club. « Il n'y a pas de problèmes entre le coach et les joueurs, il n'y a pas de problèmes entre Bernard et le groupe. Il n'y a pas de crise. On va s'en sortir. » Le boss de l'OL, qui a tenu selon lui « un discours positif et rassembleur », hier, à l'ensemble de l'effectif, attend désormais de ses joueurs qu'ils adoptent « un esprit de révolte » avant la trêve. Et il se refuse à envisager une nouvelle contre-performance, demain, face à Boulogne. « Je ne l'imagine pas car je pense que les choses ont été bien comprises par les joueurs. » W