Sa bandelette était de sortie, et généralement, c'est une bonne nouvelle pour le Racing. Samedi, Toifilou Maoulida a pu fêter à sa manière le deuxième but de son équipe, victorieuse de Nice (2-0). « Cette fois, j'ai fait une petite dédicace pour une amie de Marseille. Tout a été bien, et bravo à l'équipe », se félicite le buteur artésien. L'ancien Marseillais ne fait pas de détails et ne retient que les trois points, particulièrement bienvenus après la défaite honteuse à Boulogne (2-1). Pour gratter plus loin, et comprendre si les Lensois ont réellement effacé le souvenir de ce derby grotesque, il a fallu attendre un peu.
Car le son de cloche était tout de même radicalement différent chez certains de ses coéquipiers. « Nice n'était pas dans son assiette, on a su en profiter, explique Sébastien Roudet. Sur l'expulsion de Bagayoko, la sanction est sévère, je suis même allé dire à l'arbitre que c'était involontaire, mais il avait déjà sorti le rouge. Après, on doit ressortir de Bollaert avec quatre ou cinq buts », souffle le meneur de jeu lensois. Car à force de vendanger des contres qui auraient enterré les Aiglons, Lens a bien failli relancer Nice. Bien la preuve que Jean-Guy Wallemme n'a pas fini d'être sur le dos de ses joueurs. « La marge entre confiance et doute est mince. Il faut se responsabiliser, ça veut dire grandir. On ne peut pas toujours être derrière eux », prévient l'entraîneur artésien. A vrai dire, il n'aura peut-être pas le choix. W
A. M.