Ils ont fait le travail. Strasbourg s'est qualifié aisément face à Thionville (3-0) pour les 32es de finales de la Coupe de France. Les amateurs lorrains, quatorzièmes de CFA2, n'auront résisté que la première période avant de prendre trois buts dans la seconde. « Après un début très moyen, on a su prendre le jeu à notre compte, analyse l'entraîneur Pascal Janin dont c'était le dernier match sur le banc du Racing (lire ci-dessus). On a été un peu maladroit en première période mais j'étais convaincu que ça finirait par passer. Je regrette qu'on n'ait pas mis plus de buts. C'est un manque de précision offensif que je constate depuis le début, mais les gars ont fait le travail. Ce n'est pas toujours facile dans un stade vide. » Enfin presque... Seuls 2041 spectateurs étaient présents.
Peu transcendants dans le premier acte, les Alsaciens ont toutefois maîtrisé les débats. Les Mosellans ne se sont offerts qu'une seule occasion dans la rencontre via Nicolas Romero, de la tête, à l'entrée de la surface de réparation bien aidé par une mésentente entre le gardien Régis Gurtner et Steven Pelé (15e). Une minute plus tôt Guillaume Lacour avait enroulé une frappe plein axe à l'entrée des seize mètres, mais Arnaud Schaab s'est détendu parfaitement.
Après la pause, jusque-là peu inspiré, à l'instar de ses coéquipiers, l'international Algérien Yassine Bezzaz a calmé les ardeurs lorraines, si elles existaient, d'une frappe du gauche dans la lucarne (46e) à l'entrée des seize mètres. Sur corner, le mondialiste a permis à l'inévitable Nicolas Fauvergue de doubler la mise de la tête au premier poteau (57e). Magaye Gueye, absent depuis plusieurs semaines à cause d'une pubalgie, est entré en jeu à vingt minutes du terme. Le jeune attaquant a inscrit le troisième but (86e) d'une frappe du droit. Après Biesheim (DH) battu 3-1, Strasbourg sort une nouvelle équipe amateur. Mais cette fois en ayant justifié son statut de club de Ligue 2. W
D. H.