Le conseil de CUS pourrait être appelé vendredi à adopter une motion de principe en faveur de la réfection du tribunal de grande instance, quai Finkmatt. Initiée par l'ex-maire (UMP) de Strasbourg, Fabienne Keller, cette décision est motivée par des propos qu'aurait tenu le procureur de Colmar. Selon Jacques Beaume, l'Agence publique pour l'immobilier de la justice (Apij) aurait, en effet, validé le projet de réfection du Palais, aujourd'hui obsolète et trop exigu pour accueillir toutes les audiences. Les travaux pourraient s'étaler sur trois ans à partir de 2011.
Si cette solution a bien été retenue, « c'est une bonne chose », commente Patrick Pincet, chef de cabinet du maire PS Roland Ries. Plébiscitée par une majorité des avocats et des magistrats, elle l'est aussi par la classe politique locale. Problème, poursuit Patrick Pincet, la municipalité n'en a pas encore été avertie. Elle avait d'ailleurs, il y a une dizaine de jours, interpellé le préfet pour faire avancer le dossier. L'Agence pour l'immobilier de la justice n'était pas joignable ce week-end.
En janvier, Rachida Dati, alors garde des Sceaux, annonçait « la construction d'une cité judiciaire à Strasbourg pour un montant de 54,3 millions d'euros ». Pour l'accueillir, quatre emplacements possibles ont rapidement été envisagés. Le premier consiste en une rénovation du tribunal, quai Finkmatt, assortie d'une extension en lieu et place du garage Kroely, rue du Fossé-des-Treize. Les trois autres reposent sur la création d'infrastructures au Wacken, au Heyritz (à côté de l'hôtel de police) ou dans la ZAC Danube, le long de la RN4 vers Kehl. W