Qui se cache derrière les Aigles de libération de l'Afrique? Le groupe, peu connu, serait originaire du Darfour et servirait de paravent à des bandits. Reste que trois otages français enlevés au Tchad et en Centrafrique sont entre leurs mains. A leur sujet, peu d'informations ont filtré ce week-end, le Quai d'Orsay rappelant «sa mobilisation totale».
Jeudi dernier, les Aigles de libération de l'Afrique ont adressé un ultimatum d'une semaine aux autorités françaises, au terme duquel un otage sur les trois sera exécuté si Paris ne négocie pas directement avec eux.
«Nous allons mener des opérations d'assassinat»
Fin novembre, les ravisseurs avaient déjà menacé d'exécuter leurs otages qu'ils venaient d'enlever, affirmant ne pas viser les organisations humanitaires auxquelles ils appartiennent (la Croix-Rouge internationale et Triangle GH), mais bien la France, à laquelle ils reprochent «sa politique dans la région». «Nous allons aussi viser les forces françaises au Tchad et nous allons mener des opérations d'assassinat contre des diplomates français», a d'ailleurs prévenu la semaine dernière le porte-parole du groupe.
En raison du soutien de la France à la Cour pénale internationale (CPI) dans son bras de fer contre le président soudanais Omar el-Béchir et de sa présence militaire au Tchad, les relations entre Paris et Karthoum sont tendues. Les Aigles de libération de l'Afrique ont d'ailleurs déjà revendiqué l'enlèvement en avril dernier de deux humanitaires de l'ONG Aide médicale internationale au Darfour cette fois. Ils avaient aussi menacé de les tuer avant de les libérer après vingt-six jours de détention.