Il martèle qu'il ne savait pas. C'est donc une coïncidence heureuse pour l'attaquant malien du FC Nantes, Ténéma N'Diaye. Il y a une semaine, il dénigre, à coups de déclarations teintées d'amertume et de franchise, son entraîneur Gernot Rohr, qui lui reproche d'être rentré en retard de sélection. Deux jours plus tard, le technicien franco-allemand est remercié par ses dirigeants. Du coup, N'Diaye passe du statut de banni à celui de revenant.
Le joueur apprend l'éviction de Rohr, mercredi en début d'après-midi, de la bouche même de son ancien « bourreau ». « On a discuté une ou deux minutes, il m'a dit qu'il partait ! », se souvient le Malien, qui a quand même la décence de ne pas parler de soulagement ou de délivrance. Pourtant, à l'entendre, l'épisode n'est pas oublié. « Avec les autres, ça pouvait se passer mal, mais au moins, j'avais des explications, poursuit-il, acrimonieux. C'est l'entraîneur avec lequel j'ai eu le plus de difficultés pour communiquer ! » A tel point que N'Diaye n'envisage surtout pas d'appeler Rohr à l'avenir pour prendre de ses nouvelles : « Non, je ne veux pas augmenter ma facture de téléphone pour lui... »
En attendant, lundi soir, contre Arles-Avignon (1-0), Jean-Marc Furlan n'a pas hésité à sortir Jean-Claude Darcheville de l'équipe pour titulariser Ténéma N'Diaye. « C'est quand même le plus en forme, ou le moins en méforme, explique le nouveau coach. C'est un garçon qui a fait cinq prestations en tant que titulaire avec le FC Nantes [sept en réalité], il a marqué cinq buts. C'est un combattant. C'était bien pour user la défense d'Arles. C'est un casse-pieds de première pour les défenseurs ! » W