Des jus pour colporter le bio en place publique

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Publié le 8 décembre 2009.

Une étrange citerne de 10 litres (et 12 kg) sur le dos, un piston à la main, Grégory Jaquet arpente le centre-ville depuis une semaine. A 29 ans, le Strasbourgeois expérimente un nouveau concept : « l'homme boisson. » Mais attention, il ne vend que des produits bio servis dans des « gobelets compostables et biodégradables », précise-t-il. Saison oblige, il propose actuellement (pour 2 euros) un jus de pomme chaud et une tisane aux cinq épices et miel d'acacia.

« Pour le moment je tâtonne. J'essaye de me faire connaître même si les recettes ne suivent pas forcément, explique-t-il. Cette forme de vente ambulante n'est que la première ébauche d'un projet plus vaste. Mon idée est de développer des modules tractés par des vélos et qui s'arrêteraient dans différents secteurs, un peu comme le font les marchands de marrons. » Ces points de vente lui permettraient de diversifier sa gamme (jus de fruits, eaux florales...) mais surtout de remplir son principal objectif : prêcher les bienfaits des produits bio. Car pour Grégory Jaquet, qui dirige déjà une société spécialisée dans les huiles essentielles à usage culinaire, « il y a encore beaucoup de choses à faire » en la matière. « Les gens se méfient encore du bio, car on trouve tout et n'importe quoi, et souvent à des tarifs très élevés. » W

P. W.

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