Au XXe siècle, le réchauffement climatique s'est traduit par une hausse de 1 °C à l'échelle de la France. Dans le Sud-Ouest, le thermomètre a grimpé d'1,2 °C, soit 20 % de plus. Et cette tendance devrait s'accentuer au cours du XXIe siècle. « Dans les projections que nous avons réalisées, si nous arrivons à limiter le réchauffement à l'échelle globale à 2 °C, pour le Sud-Ouest de la France, ce sera 2 °C de plus. Ainsi, au lieu d'avoir des étés à 28 °C-29 °C, nous afficherons des 32°-33°, avec des canicules plus régulières et une période de températures chaudes élargie de mai à octobre », souligne Pascal Boureau, prévisionniste à Météo-France.
Ponctuelle dans les années 1960, cette réalité se reproduit de plus en plus régulièrement, comme en 2006 et 2009. Des 25 °C enregistrés à Luchon en novembre ne seront plus des températures records, et le climat toulousain ressemblera à celui de Séville aujourd'hui. Cela s'explique par le réchauffement global : il conduit à la dilatation des masses chaudes à partir de l'Equateur, et touche en premier lieu les régions les plus au sud. « Il y a aussi des flux du Sud secs et chauds qui arrivent d'Espagne et retombent sur la face nord des Pyrénées », poursuit le prévisioniste. D'ici à 2050, les périodes de sécheresse devraient s'étendre, avec des précipitations moins fréquentes, mais plus intenses. Dans les scénarios les plus pessimistes, les averses de grêlons et les inondations pourraient faire la une des journaux plus souvent dans le Midi. W
B. C.