Depuis septembre, 2 500 étudiants toulousains n'ont toujours pas perçu leur bourse, et se retrouvent aujourd'hui sans le moindre revenu. C'est l'une des conséquences des mouvements d'opposition à la réforme Pécresse, qui a touché de nombreuses universités au printemps. « Ce sont tous des étudiants du Mirail qui, pour cause de grève, ont dû passer leurs examens en septembre. Leur inscription a du coup été décalée de plusieurs mois. Et comme il y a une corrélation entre ces inscriptions et la perception des bourses, ils sont aujourd'hui dans une situation délicate », reconnaît Jean-Pierre Ferré, directeur adjoint du Crous, gestionnaire des bourses. Sur les 6 500 étudiants actuellement en cours d'inscription au Mirail, un tiers est donc en attente de bourse. « Nous allons tout mettre en oeuvre pour que le problème soit résolu d'ici à la fin décembre », promet le Crous. Pour les 26 000 autres étudiants boursiers que dénombre l'académie de Toulouse, aucun problème n'est à relever. W
E. D.