Trois jours. C'est tout ce dont aura disposé le nouvel entraîneur nantais, Jean-Marc Furlan, pour prendre le pouls de sa nouvelle équipe avant de se lancer dans le grand bain de la L2. Intronisé 24 heures après les premiers contacts, le successeur de Gernot Rohr a commencé par le plus urgent, avec le soutien de son adjoint, l'ancien entraîneur des moins de 17 ans, Vincent Bracigliano. « Les dernières 36 heures ont essentiellement été une phase de mise en confiance du groupe, expliquait-il hier. J'ai essayé de leur donner des clefs, des repères pour s'en sortir sur le plan offensif et défensif. »
Un kit de survie, rien de plus pour l'instant. Car la tâche est conséquente pour le technicien girondin, qui avoue avoir trouvé un effectif traumatisé. « Il n'y a que deux ou trois joueurs qui sont là depuis trois ans. Dans ces conditions, le moindre grain de sable peut déstabiliser un groupe. Les joueurs sont très marqués, c'est mon souci. » Il faudra donc attendre avant de voir apparaître la touche Furlan. « Ce sera compliqué jusqu'à la trêve. Sur ces trois matchs, je veux voir des valeurs humaines et sportives. Quels que soient leur état physique et leurs états d'âme, l'ambiance du stade... les joueurs doivent faire cause commune et mettre leurs tripes par terre. » L'entraîneur nantais n'est pas du genre à compter que sur un hypothétique choc psychologique. Il préfère prôner la patience, et avancer ses pions. Il a ainsi décidé de confier le brassard de capitaine à David De Freitas, pourtant pas dans les bonnes grâces de la direction. Un geste fort, qui indique clairement, à ceux qui en doutaient encore, que Furlan ne se laissera pas dicter sa conduite. W