Douze jour pour s'échauffer sur le climat à Copenhague
Créé le 07.12.09 à 07h31
Mis à jour le 07.12.09 à 07h31
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CLIMAT - Les enjeux de la conférence internationale...
La conférence de Copenhague qui s’ouvre ce lundi, c’est un peu le Yalta du climat. Retour sur les enjeux de cette réunion mondiale.
Qui se rendra à Copenhague? Plus de cent chefs d’Etat et de gouvernement et trente mille anonymes sont attendus dans la capitale danoise, notamment pour la clôture du sommet, le 18 décembre. Les autorités ont refusé de publier la liste des personnalités présentes, mais on sait déjà depuis vendredi que
Barack Obama sera là, contrairement à ce qu’il avait annoncé.
Pourquoi une telle mobilisation? Selon les conclusions des scientifiques du Groupement d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), l’état de la planète nécessite de diviser par deux les émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici à 2050 par rapport à 1990. L’idéal serait d’obtenir une baisse de 20 % de ces GES dès 2020 pour que la hausse des températures ne dépasse pas 2 °C, seuil au-delà duquel des dérèglements irréversibles pourraient se produire. Pour ce faire, le sommet de Copenhague doit aboutir à un accord précis et engageant afin de remplacer le protocole de Kyoto, premier traité contraignant entré en vigueur en 2005.
>> Notre diaporama «Le Sommet de Copenhague pour sauver la planète» est par ici
Y a-t-il consensus? Les écologistes font pression, mais les décideurs peinent à s’entendre. Les puissances émergentes, comme la Chine ou l’Inde, insistent sur la «responsabilité historique» des pays industrialisés, dont la France, et exigent une diminution drastique de leurs GES. Elles refusent de se voir imposer un objectif de réduction ambitieux, au motif que celui-ci menacerait leur croissance. Or, la Chine est, avec les Etats-Unis, le plus gros pollueur de la planète. Conscient de l’enjeu, Pékin s’est décidé la semaine dernière à proposer une réduction de ses émissions de CO2 de «40 à 45% par unité de PIB» d’ici à 2020. Insuffisant, mais encourageant à quelques jours du sommet.
Pourquoi la présence d’Obama le 18 décembre est-elle un événement? Ces huit dernières années, les Etats- Unis ont obstinément refusé de ratifier Kyoto. Si l’annonce par Washington la semaine dernière d’un engagement chiffré, même minime, constitue un événement, la présence du Président pour les négociations finales témoigne plus encore du nouvel état d’esprit américain. Greenpeace ne s’y est pas trompé, qui a estimé que tous les éléments étaient réunis pour que les leaders s’entendent sur un accord contraignant».
Si Copenhague se termine sans accord, est-ce grave? Il est possible qu’un traité ne puisse pas être conclu à Copenhague, faute de temps. Mais si les négociateurs réussissent à s’accorder sur un ensemble de décisions communes, un grand pas aura été franchi. Celles-ci devraient ensuite permettre de donner lieu à un traité en 2010 lors de la conférence de Mexico, avant que les engagements de Kyoto n’expirent, en 2012.
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