Le temps de la voiture plaisir semble bel et bien révolu. Selon l'étude 2010 de l'Observatoire Cetelem, elle est même devenue une contrainte pour 79 % des Européens. Un chiffre qui grimpe à 89 % en Allemagne, contre « seulement » 62 % en France, le taux le plus faible des six pays interrogés (France, Allemagne, Grande-Bretagne, Italie, Espagne, Portugal). Première explication : le prix. Entre 1998 et 2008, le prix des voitures a augmenté en moyenne de 3,2 % et les coûts d'utilisation de 4,6 %, alors que l'inflation n'a été que de 2,3 % sur la même période. Dans ce contexte, pas étonnant que 29 % des Européens envisagent d'acheter une voiture low-cost, contre seulement 5 % en 2006. D'ailleurs, selon les personnes interrogées, le prix le plus juste pour une voiture neuve s'établit entre 8 000 et 10 000 euros. Enfin, six Européens sur dix n'expriment aucune réticence à l'idée d'acheter une voiture chinoise ou indienne. Que les constructeurs se le disent. W
C. J.