FOOT - Battu par Valence (3-1), Lille devra battre Prague pour se qualifier en 16e de finale...
Jeudi matin, on n’entendra sûrement pas une mouche volée au petit-déjeuner des Lillois. Mercredi soir, les Nordistes ont regagné leur hôtel avec la joue toute rouge, giflé par Valence (3-1) lors de l’avant-dernier match de la phase de poule de l’Europa League. C’est surtout l’orgueil qui a pris cher : en cas de victoire contre le Slavia Prague, le 17 décembre prochain, le Losc compostera quand même son billet pour le printemps européen.
N’empêche, à trois jours de la réception de Lyon, la tortilla a du mal à passer. Car il faut être honnête. Si les Lillois sont déjà menés deux buts à la pause, c’est un moindre mal. La barre a sauvé Landreau sur une frappe de Mata (10e), le gardien lillois a gagné son duel contre l’attaquant espagnol (34e), puis dans la foulée contre Banega (35e).
Le Losc se réveille trop tard
Etiré par sur toute la largeur du terrain par la pieuvre ibérique, le bloc lillois a bu le bouillon, et dans les grandes largeurs. Le maillon faible en défense ? Emerson, sorti à la pause après une première période cataclysmique passée à se faire torturer par Joaquin, auteur des deux buts de Valence (3e et 32e). Les Nordistes ont eu le droit de rêver à un penalty sur Gervinho (42e), et à un carton rouge pour Alexis (45e), coupable d’avoir séché Hazard qui filait au but (43e). Autant dire une misère.
Les Dogues pouvaient difficilement faire pire après le repos, mais ils ne sont pas loin d’avoir réussi cet exploit. Dix minutes à peine après le retour des vestiaires, Mata est parti donner un peu plus de punch à la claque en profitant d’une erreur de Chedjou (3-0, 53e). Déjà pas franchement rempli, Mestalla, noyé sous les trombes d’eau, s’est alors vidé d’un seul coup. C’est ballot, il n’y avait pas grand-monde pour voir Chedjou marquer pour rien (3-1, 91e).
A Valence, Antoine Maes