L'entraîneur parisien Antoine kombouaré joue avec ses humeurs

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Publié le 2 décembre 2009.

Antoine Kombouaré n'est pas lunatique. Il adapte juste son humeur et ses discours aux performances de son équipe. De façon très habile, le coach du PSG alterne depuis le début de la saison coups de gueule, compassion, indifférence, esprit de corps ou résignation avec ses joueurs. A chaque fois, l'objectif est le même : inculquer l'esprit de la gagne et bousculer un groupe parfois montré du doigt pour son manque de caractère.

A la veille d'un déplacement à Boulogne-sur-Mer, match décalé après le report d'OM-PSG, le technicien kanak a laissé hier ses colères au vestiaire. La victoire poussive de son équipe face à Auxerre (1-0) et la cheville fracturée de Grégory Coupet auraient pu le contrarier. Kombouaré préfère pourtant positiver. Retenir, la « réaction de (ses) joueurs par rapport au match de Marseille. On n'avait pas envie de se faire marcher dessus. On a répondu au défi physique. Ça nous offre des perspectives intéressantes pour le match de Boulogne. » Autrement dit, du côté du Camp des Loges, on recommence à regarder vers le haut. Il y a moins d'une semaine, personne ne prêtait attention à l'évocation d'un « début de crise ». Les Parisiens sont en revanche bien plus séduits par la possibilité de « passer un palier », ce soir (19 h).

En cas de victoire, ils retrouveraient la première moitié du championnat. Le minimum syndical quand on joue dans la capitale. Après un gros tiers de la saison, la situation du club n'a pourtant rien d'illogique pour Antoine Kombouaré. « On est à la place qu'on mérite, tonne le coach en mâchouillant un chewing-gum. On n'a pas toujours fait ce qu'il fallait, mais on n'a pas non plus été épargnés. On n'a perdu qu'une seule fois par plus d'un but d'écart. Ce championnat est très équilibré. Avec une série, on peut vite se retrouver assez haut. » Pas question pour autant de tomber dans l'excès de confiance ou de prendre le promu nordiste à la légère. Un privilège réservé seulement « au premier, ou au deuxième ». Pas à un Paris-Saint-Germain amoindri par les blessures (Cearà, Coupet, Hoarau) et les suspensions (Sessegnon).

L'ancien entraîneur de Valenciennes s'apprête à « affronter une équipe qui n'a rien à perdre dans un « match piège», qui peut même virer au traquenard ». Cela tombe bien, dans la philosophie d'Antoine Kombouaré, c'est surtout dans l'adversité qu'on repère les équipes vraiment soudées. W

Romain Scotto

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