L'équipementier Delphi et le constructeur General Motors chercheraient à céder leurs sites du Port-du-Rhin. Et le fabricant de meubles Steelcase, à Schiltigheim, voudrait licencier, selon les syndicats. La région n'intéresserait donc plus les investisseurs du pays de l'Oncle Sam ? Non, ont répondu, hier des responsables économiques, à l'occasion de la présentation d'un sondage de l'American chamber of commerce. L'enquête révèle que la France est attractive pour 71 % des sociétés made in USA. Une tendance qui s'appliquerait notamment à l'Alsace.
D'ailleurs, trois entreprises américaines réfléchissent à s'implanter dans la région. « Une première depuis les années 1990 », précise Vincent Froehlicher, directeur de l'Adira, l'agence de développement du Bas-Rhin. « Mais il ne s'agit encore que de projets, tempère-t-il. Si rien n'est gagné, cela prouve néanmoins que l'Alsace n'est pas hors jeu. » Spécialisées dans la fabrication de CD, dans le photovoltaïque et les véhicules électriques, elles pourraient créer plus de 800 emplois au total. « La choucroute et les maisons à colombages » ne motiveraient en rien leur intérêt pour la région, contrairement à sa situation géographique et ses pôles de compétitivité. W