Un infirmier condamné pour des attouchements sur une patiente endormie au Propofol
Créé le 27.11.09 à 20h22
Mis à jour le 27.11.09 à 20h22
|
JUSTICE - Le produit est connu pour provoquer des hallucinations érotiques au réveil...
«Une désinhibiton sexuelle a été notée lors de la phase de réveil. Les patients rapportent aussi des rêves agréables.»
La notice du Propofol est explicite, mais pour une patiente de
Nancy, endormie au moyen de cet anesthésique, le réveil n'a rien eu de plaisant. Persuadée d'avoir ressenti des «impressions bizarres sur son corps», elle a
porté plainte contre l'infirmier présent le jour de son opération, coupable selon elle «d’un geste déplacé».
Verdict: 8 mois d’emprisonnement avec sursis, et 4.000 euros de dommages et intérêts à l'encontre du soignant. Malgré les effets secondaires particuliers du produit et l’examen gynécologique de la victime, qui n’a pas mis d’agression en évidence.
«Des hallucinations post-opératoires à connotation sexuelles»
«Aucune jurisprudence n’existe sur le sujet, mais la littérature médicale précise que cet anesthésique peut provoquer des rêves suggestifs et des hallucinations post-opératoires à connotation sexuelles», a expliqué Stéphane Massé, avocat de l’infirmier.
Selon lui, «le laboratoire qui le commercialise recommande de signaler les effets aux patients, à cause des risques d’implication légale», poursuit-il. Il a déjà annoncé qu'il comptait interjeter appel.
Vos réactions