Martine Aubry: Un parcours semé d'embûches d'ici à 2012
Créé le 26.11.09 à 18h51
Mis à jour le 26.11.09 à 18h51
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POLITIQUE - Alors que la première secrétaire fête son année passée à la tête du PS, 20minutes.fr fait le point sur les combats qu'il lui reste à mener...
«Si je considère que je suis la mieux placée pour le défendre, pourquoi pas.» Après un an aux manettes du PS, Martine Aubry
a admis mercredi après-midi, dans le TGV qui l'emmenait dans le Var pour l'avant-dernière étape son tour de France du projet du parti, qu'elle se verrait bien candidate à la présidentielle de 2012. Une candidature qui dépend encore de plusieurs obstacles à franchir.
Le contexte
Si l'année s'est mieux terminée qu'elle n'avait commencé, le bilan de Martine Aubry comme première secrétaire du PS n'est pas sans accroc: des élections européennes en mai qui ont vu la percée d'Europe Ecologie, un congrès de La Rochelle dont le succès a vite été entaché par
la parution d'un livre dénonçant des fraudes lors de l'élection de Martine Aubry en 2008 et des bisbilles internes mettant toujours à mal le «rassemblement» tant attendu.
L'objectif à mi-parcours: les régionales en mars
Si la première secrétaire du PS «passe le cap des régionales, ce sera décisif pour sa candidature en 2012. Si l'échec est important, en revanche, elle sera hors-jeu», confiait à 20minutes.fr Rémy Lefebvre, professeur de sciences politiques à l'université de Reims. Plusieurs scénarios se profilent. Un bon résultat serait de perdre au maximum deux régions, dont les Pays de La Loire par exemple, bastion de droite. Un résultat mitigé verrait la gauche maintenir son quota de régions mais grâce aux Verts et non pas au PS. Un mauvais résultat serait une droite en tête dans six régions à l'issue du scrutin, dont l'Alsace et la Corse.
Quel projet pour le Parti socialiste?
Avant mais aussi après les régionales, un des enjeux de Martine Aubry est de redonner un projet solide au PS. C'était l'objectif de son tour de France, qui s'achève le 2 décembre à Rennes, où la maire de Lille devrait prononcer un discours très attendu. Dans la foulée, Pierre Moscovici doit piloter une convention pendant le premier semestre 2010. Selon
Le Figaro, Les conclusions de ces travaux
seront rendues après les élections régionales.
Bien organiser les primaires
La mission est délicate. Martine Aubry ne la conduira pas seule, mais avec l'aide d'Arnaud Montebourg notamment. Les socialistes devront trancher en juin 2010: qui votera et quand? Quant aux candidats à la candidature, la patronne du PS a plusieurs challengers pour l'instant, les plus crédibles apparaissant comme Ségolène Royal, François Hollande, et Dominique Strauss-Kahn, qui fait campagne de loin sans en avoir l'air. Mais le jeu est encore ouvert.
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