« Je suis né positif ! » Marcel Etienne, le président de l'Hermine de Nantes, n'est pas du style à se faire du mouron. Son équipe est pourtant en difficultés depuis le début de la saison, avec une 16e place (sur 18) en Pro B. « Je suis serein car on réalise exactement le même parcours que l'année dernière au même stade de la compétition, c'est-à-dire cinq défaites et trois succès, poursuit Etienne, qui s'interdit de trop commenter le sportif. Je me dis que si l'issue est la même [sous-entendu les play-offs], ça sera parfait ! »
A la décharge de l'équipe nantaise - qui se déplace, demain, à Charleville (14e) -, il faut admettre que les blessures s'accumulent au sein de l'effectif. Tyron Kent et Olivier Bardet sont sur le flanc depuis quelques semaines et pour encore un certain temps. Il a donc fallu intégrer des pigistes médicaux comme Alex Barnett et Cédric Ferchaud.
« Je cherche le chat noir, plaisante le président. Ce n'est vraiment pas simple de refaire l'équipe en permanence ! » Quant à Antoine Michon, l'entraîneur nantais, « j'ai complètement confiance en lui », insiste Etienne. Lundi soir, les deux hommes ont fait le point. « J'ai besoin d'apprendre et lui a besoin de me connaître, avoue-t-il. Je l'ai rassuré sur son avenir et celui du club. » En effet, outre le défi sportif, un défi économique attend l'Hermine pendant cette saison. Exsangue financièrement en mai dernier (avec une dette à hauteur de 300 000 euros), le club s'est engagé à rembourser 200 000 euros cette année et 100 000 la saison prochaine... Pas évident d'attirer des sponsors avec des résultats aussi médiocres ? » Je surfe sur mon carnet d'adresses, explique Etienne. Mais, je suis serein. Il ne me manque pas beaucoup [entre 60 000 et 70 000 euros] pour cette année ! » W