FOOT - Vainqueurs 2-0 de la Juventus, les Girondins s'assurent la première place de leur groupe...
Ces Girondins sont taillés pour l’Europe. En dominant la Juventus de Turin (2-0), mercredi, quatre jours après leur défaite face à Valenciennes (0-1), ils ont confirmé qu’ils savaient se sublimer lors des grands rendez-vous de Ligue des Champions. On a retrouvé, le temps d’un sommet, l’équipe solidaire, appliquée et talentueuse qui avait déjà fait plier le Bayern Munich et qui est désormais assurée de terminer à la première place de ce groupe A devant les deux prétendus favoris.
Sans Yoann Gourcuff, comme prévu, mais avec Marouane Chamakh, tout juste revenu de l’infirmerie, les Marine et Blanc comprennent bien vite la tactique de la Juventus, qui leur laisse volontiers l’initiative du jeu. Logiquement, ils se montrent donc les plus dangereux, avec notamment des tentatives de Chamakh (9e, 31e, 38e), Plasil (3e, 11e, 29e) et Gouffran (41e), sans parvenir à trouver la faille.
>> Un match à revivre en live comme à la maison
Au retour des vestiaires, la physionomie est la même : les Girondins, nettement plus incisifs que les Turinois, monopolisent le ballon. Et ils voient enfin leurs efforts récompensés par un but de Fernando, qui place sa tête sur un coup-franc de Plasil (54e, 1-1). Au pied du mur, la Juventus se met enfin à jouer et passe tout près de l’égalisation mais sur une passe somptueuse de Del Piero, Amauri manque le ballon, alors qu’il est seul face à la cage bordelaise (54e). Ce sera sa seule véritable occasion italienne du deuxième acte, alors que les Girondins finissent par alourdir la marque par Chamakh, comme à Munich lors de la précédente journée (93e, 2-0).
Reste aux Bordelais un match à disputer, sur le terrain du Maccabi Haïfa, le 8 décembre. Il ne sera chargé d’enjeu pour aucune des équipes, sauf à titre honorifique pour les hommes de Laurent Blanc, qui chercheront à terminer cette phase de poule invaincus. Mais l’essentiel est de toute façon acquis: avec cette place de leader, ils ont mis toutes leurs chances de leur côté pour viser plus loin que les huitièmes de finale.
A Bordeaux, Rémi Bostsarron