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Lyon: Plus de 200 détenus refusent de réintégrer leur cellule

Le personnel du nouveau centre pénitencier à Corbas, le 02 avril 2009, dans la banlieue de Lyon.
Le personnel du nouveau centre pénitencier à Corbas, le 02 avril 2009, dans la banlieue de Lyon./AFP / FRED DUFOUR

RHONE - Des Equipes régionales de sécurité (Eris) ont dû intervenir...

La promenade ne s'est pas terminée comme prévu. Plus de 200 détenus de la nouvelle prison de Lyon-Corbas ont refusé pendant plusieurs heures de réintégrer leurs cellules dimanche à l'issue de la promenade. L'intervention des Equipes régionales de sécurité (Eris) a été nécessaire, ont rapporté lundi des syndicats.

Pas de revendication particulière

Vers 15 heures, les prisonniers en promenade dans les six cours de la maison d'arrêt ont simultanément refusé de regagner leurs bâtiments, sans toutefois formuler de revendication précise, selon un surveillant syndiqué, présent sur les lieux.

Après deux heures de négociations, les prisonniers présents dans trois cours ont accepté de réintégrer leurs cellules, ont indiqué deux syndicats de gardiens de prisons, l'Ufap et la CGT pénitentiaire. Les Equipes régionales d'intervention et de sécurité, formées pour le maintien de l'ordre en prison, ont dû descendre dans les autres cours pour forcer les détenus à réintégrer leurs cellules. L'incident n'a pris fin que vers 21 heures, selon ces sources.

Un gardien pour 90 détenus

Cinq détenus ont été placés en quartier disciplinaire pour rébellion à l'issue de cet incident, qui n'a pas fait de blessé, selon l'Ufap. «Il n'y avait pas de revendication précise. On essaie de reprendre la main, après plusieurs mois où les détenus ont senti qu'ils avaient le dessus, car on manque de personnel et de repères au début, mais aussi de formation. Peut être est-ce lié?», a suggéré Pascal Chambaud, gardien à la prison de Corbas et délégué Ufap.

L'Ufap, soulignant que plusieurs gardiens ont par ailleurs été agressés ces dernières semaines, réclame que chaque étage, comptant en moyenne 90 détenus, soit surveillé par deux gardiens et non plus un seul. De son côté, l'administration pénitentiaire a confirmé qu'un incident avait eu lieu, sans vouloir en préciser la nature.
M. D. avec agence
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