actualités générales

Y a-t-il un après pour les afters ?

Le personnel des discothèques du quai de Paludate fait partie des habitués du Mylor.
Le personnel des discothèques du quai de Paludate fait partie des habitués du Mylor./ P. SAURA / 20 MINUTES

« Nous sommes mis sur la sellette, mais de quoi nous accuse-t-on ? », s'interroge Mathieu Hanini, gérant de l'after Le Mylor, sur les quais de Paludate. Depuis le 12 novembre, un arrêté préfectoral interdit à ces établissements - qui ouvrent leurs portes à 6 h du matin - de vendre de l'alcool et de diffuser de la musique amplifiée jusqu'à 8 h. Mathieu Hanini et Steeve Duvignau, tenanciers du Zanzi bar, ont l'impression que les autorités se trompent de cible.

Ils ne se sentent pas vraiment concernés par le phénomène de « binge drinking » [on se saoule le plus vite possible avec de l'alcool fort], qui touche surtout les très jeunes : « Notre clientèle est âgée de 25 à 40 ans », se défendent-ils. « S'ils ne font pas partie de la France qui se lève tôt, nos clients ne sont ni des dépravés sociaux ni des alcooliques, mais par exemple des serveurs des discothèques alentours », explique Mathieu Hanini. Jess, 28 ans, cliente du Mylor, apprécie « la moyenne d'âge plus élevée » des afters, contrairement aux boîtes, dont la majorité du public tourne autour de 18-20 ans. Au Mylor, elle trouve également « une ambiance confidentielle et de la musique de qualité ». Quant aux nuisances sonores, Mathieu Hanini rappelle qu'il existe dix-sept discothèques sur les quais, pour seulement trois afters. S'il accueille l'arrêté préfectoral avec « sérénité et respect », il regrette de ne pas avoir été associé aux discussions et craint une diminution de son chiffre d'affaires. « Une consommation sans alcool s'élève à 5 euros, contre 8 pour une boisson alcoolisée », constate-t-il. Pour Steeve Duvignau, cet arrêté signe la fin du Zanzi bar et du « Petit Paris » qu'était Bordeaux. Pour sauver son affaire, il pourrait la transformer en discothèque. W

Elsa Provenzano
publicité

Réagissez à cet article

Si vous êtes inscrit,






lire les conditions d'utilisation

Vous n'êtes pas identifié(e) : votre commentaire apparaitra après modération
publicité

En images / actualités générales

24 heures
publicité

C'est blogué

 
publicité
concours Saint-Valentin
publicité