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L'impact de la grève réduit au service minimum

Bien qu'il régnait ce week-end encore, selon les syndicats, une « grande incertitude » sur le nombre d'enseignants grévistes, la ville a indiqué qu'elle assurerait demain le service minimum d'accueil (SMA) pour les élèves des écoles maternelles et élémentaires.

« Alors que nous attendons une forte mobilisation des professeurs des lycées, nous ignorons si les perturbations seront importantes dans le premier degré », a expliqué Corinne Nicolet-Serra, la co-secrétaire départementale de la FSU. En effet, le syndicat majoritaire dans le premier degré, SE-UNSA, n'a pas répondu à l'appel à la grève lancé par la FSU, la CGT et SUD-Education.

La ville est en tout cas parée à toutes les éventualités. « Des volontaires seront mobilisés pour accueillir les enfants en fonction du nombre d'intentions de grève déposées par les enseignants », a avancé Nicole Dreyer (PS), l'adjointe chargée de la vie scolaire. L'élue précise toutefois : « Lors de la précédente grève, en janvier, sur les 232 écoliers inscrits seuls 99 se sont présentés. En mai, seuls trois ont bénéficié du service minimum. Les parents préfèrent s'arranger entre eux. Ils ont peur de confier leurs enfants à des inconnus », regrette-t-elle. Les syndicats, eux non plus, ne voient pas le SMA d'un très bon oeil. « Depuis la mise en place de cet accueil, les grèves non majoritaires passent inaperçues. Leur impact est réduit au minimum », s'insurge Corinne Nicolet-Serra. W

Sonia de Araujo
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