
Ne pas relâcher la mobilisation. Sans nouvelle depuis sa disparition le 8 novembre, les proches de Myriam Caseiro refusent la fatalité. Ils envisagent désormais de monter une association et de recourir à un avocat. Des initiatives qu'ils avaient jusque-là écartées espérant que la jeune fille de 18 ans soit retrouvée rapidement. « Aujourd'hui, nous devons créer une association si nous voulons continuer nos actions dans la durée et avoir des moyens, explique Julien, le compagnon de la mère de Myriam. Seuls, nous n'y arrivons plus. »
Les parents de la lycéenne craignent, notamment, qu'avec le temps les gens ne pensent plus à elle, ne prêtent plus attention à ses portraits qu'ils placardent dans la région et outre-Rhin. Pourtant, une centaine de personnes se sont rassemblées à l'appel des parents de Myriam, samedi après-midi, place Broglie. « Nous voulons dire merci aux personnes qui nous aident, surtout aux inconnus qui nous soutiennent sur Facebook. Mais aussi rappeler que ce n'est pas une histoire virtuelle, la disparition de Myriam est bien réelle », explique Kirsten Lohoff, sa maman. « Tout est pénible, je n'ai plus le goût à rien, raconte Fernando Caseiro, son père. Si Myriam est quelque part de son gré, qu'elle revienne. Si quelqu'un la retient, qu'il se mette à ma place, car il est peut-être comme moi un papa ou le sera éventuellement un jour. » Sans occulter la thèse de la fugue, le parquet de Strasbourg a ouvert lundi dernier une information judiciaire pour enlèvement et séquestration. En fin de semaine, la police a mené de nouvelles investigations autour du domicile des Caseiro rue de Plobsheim à Neudorf, dernier lieu où a été vue la lycéenne. W
Question écrite du député Daniel Garrigue
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publié le : 10-02-2010 01:40
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