Echec complet pour la mission parallèle. La polémique a enflé ce week- end, après l’échec, vendredi, de l’initiative du député UMP Didier Julia et de son collaborateur Philippe Brett visant à libérer Christian Chesnot et Georges Malbrunot de leurs ravisseurs irakiens. Les deux vrais- faux émissaires, proches de l’ancien régime irakien de Saddam Hussein, ont entretenu l’espoir sur la libération des otages français, avant d’accuser les Etats- Unis d’avoir fait échouer l’opération. Ils auraient pu, en fait, être manipulés par la Syrie ( lire cidessous) , où ils se trouvaient toujours hier. L’Etat français, qui n’avait pas beaucoup bougé depuis cinq jours, a alors immédiatement réagi. Sans citer les noms de Julia et de Brett, le ministre des Affaires étrangères, Michel Barnier, a condamné, samedi, « les démarches parallèles » . Le président Chirac s’est dit « inquiet de cette immixtion dans un processus délicat » . Il a surtout « espéré qu’elle ne sera pas négative » pour la poursuite des négociations avec les ravisseurs de l’Armée islamique en Irak.
Dès jeudi, l’Elysée avait démenti avoir confié une mission à Julia et Brett. Hier, le porte- parole du gouvernement, Jean- François Copé, a qualifié d’ « intempestive » , leur « initiative totalement personnelle » . De son côté, le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, a demandé à l’UMP et au gouvernement de « faire cesser l’agitation, la confusion et le mélange des genres » .
Christian Chesnot, Georges Malbrunot et Mohamed Al- Joundi, leur chauffeur syrien, sont tenus en otages depuis le 20 août.
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