REACTIONS - Le tribunal correctionnel de Toulouse n'a pas désigné de coupable...
Après la
relaxe de la Société Grande paroisse et de son ex-directeur Serge Biechlin, faute de preuves, dans le procès de la
catastrophe AZF, l'incompréhension prédomine.
Stella Bisseuil, avocate de l'association de familles endeuillées
«Les fautes sont majeures, les dysfonctionnements convergent pour autant le tribunal ne condamne pas pour une insuffisance de preuves. C'est à cause de l'industriel qu'on a ce petit manque et il en est récompensé.»
Christophe Léguevaques, avocat des sinistrés du 21 septembre
«Ce jugement est dangereux car c'est un mode d'emploi livré aux industriels responsables d'un accident industriel pour ne pas se faire condamner pénalement, pour éviter au patron cynique qui sacrifie la sécurité sur l'autel du profit de connaitre le confort d'une geôle.»
Jean-Louis Chauzy, président du conseil économique et social
«Le tribunal a rappelé que dans un Etat de droit on ne condamne pas sans preuve. Il peut laisser un goût amer pour tous ceux qui cherchent à comprendre depuis le 21 Septembre 2001 la vérité.»
Gérard Onesta, porte-parole d'Europe Ecologie
«Malheureusement, cela veut dire que d'autres drames sont déjà en préparation. La délinquance industrielle pourra frapper à nouveau, grâce à la complicité des politiques et des administrations.»
Martin Malvy, Président du conseil régional
«S'il ne m'appartient pas de qualifier une décision de justice, je comprends ce soir le sentiment exprimé par les victimes et leur incompréhension.»
Pierre Cohen, maire de Toulouse
«Si j'ai bien compris le tribunal, Grande Paroisse est moralement coupable mais pénalement innocente. Je prends acte de cette décision mais je trouve profondément regrettable d'en arriver là au bout de huit ans!»
Laurent de Caunes, avocat de la veuve d'un ingénieur d'AZF
«C'est une bonne réaction juridique à une absence de réaction chimique.»
Béatrice Colin et Hélène Ménal, à Toulouse