CULTURE - Menacée il y a encore quelques semaines, l'édition 2010 devrait se tenir en janvier prochain...
Rien n’est encore sûr mais l’affaire est en bonne voie. Menacée il y a encore quelques semaines, l’édition 2010 du
festival BD d'Angoulême devrait se tenir en janvier prochain.
Financement
Fin octobre, le 37e Festival d’Angoulême était
menacé pour cause de problèmes de financements. Depuis, les choses semblent aller un peu mieux. Une réunion de la municipalité, mercredi soir, «a permis de progresser sur la clarification de solutions financières et techniques apportées à la finalisation de la 37e édition du FIBD», selon un communiqué commun de la mairie d'Angoulême et du festival. En clair, l’événement pourrait bien avoir lieu, du 28 au 31 janvier prochain.
«Comme annoncé précédemment, la mairie a confirmé qu'elle continuerait d'apporter ses prestations techniques en lien avec la sécurité, la prévention, l'hygiène et la propreté, et qu'elle ne participerait plus à l'aménagement intérieur des chapiteaux pour des raisons à la fois financières et organisationnelles», explique la mairie.
140.000 euros
La partie aménagement intérieur des chapiteaux, pourrait être prise en charge par la société 9e Art +, organisatrice de la manifestation. Pour cela, des démarches sont conduites auprès du ministère de la Culture, du Haut Commissariat à la jeunesse et aux solidarités actives, de la Chambre de commerce et d'industrie et de la communauté d'agglomération du Grand Angoulême. «Nous attendons que des décisions soient prises et annoncées», a expliqué Franck Bondoux, le délégué général du festival, à 20minutes.fr, jeudi.
Dans le cadre d'une convention triennale, la ville octroie une subvention de fonctionnement d'un million d'euros. Mais la municipalité, qui met en avant le désengagement de l'Etat auprès des collectivités locales, a décidé de ne plus prendre en charge l'intégralité des prestations techniques, dont le coût est évalué à 400.000 euros et qui comprennent notamment le montage de stands commerciaux abritant les éditeurs. S’il confie avoir des raisons d’être optimiste, Franck Bondoux doit encore trouver les 140.000 euros manquant pour boucler l’édition 2010 du festival. «Nous ne ferons pas un festival au rabais», prévient-il.
«Enjeux plus grands»
En attendant que les choses se précisent, les organisateurs «avancent comme si tout se passait correctement» car «nous sommes déjà dans les dates butoirs», précise Franck Bondoux.
Pour les organisateurs, ce n’est pas simplement la survie du Festival d’Angoulême qui se joue actuellement. «En jeu, il y a l’avenir des événements culturels en France et leur financement, souligne encore Franck Bondoux. Nous ne concevons pas qu’ils soient condamnés à vivre dans le paupérisme et à tendre la main.» Le festival sera fixé sur son sort dans les prochaines semaines.
Sandrine Cochard