FOOTBALL - Comment l'équipe de France a géré ses derniers matchs couperets...
Un match couperet, c’est d’abord un contexte. Pas le droit de perdre pour conserver l’espoir de disputer une Coupe du monde ou un Euro. Lentement, une angoisse collective envahit le pays. Et les premières questions surgissent. Le sélectionneur doit-il sauter en cas de défaite? Quelles sont les raisons profondes de l’échec? Quels joueurs prendront leur retraite internationale? Qui est vraiment coupable? Les Bleus de Domenech n’ont besoin que d’un match nul (ou un peu de réussite dans une éventuelle séance de tirs aux buts), pour éviter d’aborder ces questions qui fâchent. Ces dernières années, les matchs couperets ont plutôt souri aux joueurs de l’équipe de France…
France 2 – 0 Pays-Bas 1981
Un match du 18 novembre, déjà… A l’époque, les Bleus jouent leur place au Mondial espagnol. Le billet est débloqué par le pied magique de Michel Platini, auteur d’un coup franc enroulé dans le but de Van Breukelen à la 52e. Dans la foulée, les Bleus étrillent Chypre 4-0, avant d’atteindre les demi-finales de la Coupe du monde. Et dire que sans ce but, Battiston n’aurait jamais fait la connaissance d’Harald Schumacher…
La face sombre des matchs du mois de novembre. Seize ans après, personne n’a oublié le scénario. Surtout pas Vincent Guérin et Alain Roche, deux des acteurs de ce qui est, aujourd’hui encore, la plus grande désillusion de l’histoire de l’équipe de France. Le centre raté de Ginola, le contre bulgare, la frappe de Kostadinov, la détresse de Lama. Autant de cauchemars que personne ne souhaite revivre. Surtout pas mercredi soir.
Roumanie 1 - 3 France 1995
Battre les Roumains, qui n’ont plus perdu à domicile en match officiel depuis cinq ans, relève à l’époque de l’exploit. Dans la foulée d’un France – Azerbaïdjan record (10-0), les Bleus valident leur ticket pour l’Euro 96 sur des buts de Karembeu, Djorkaeff et Zidane. Une victoire de référence, considéré comme le terreau de France 98.
France 3 – 2 Islande 1999
Un peu comme l’Espagne l’année dernière, la France a énormément souffert en qualifications avant de remporter son Euro. Avec un Bernard Lama assez fébrile dans le but, et une attaque où alternent Tony Vairelles et Lilian Laslandes, une victoire face à l’Islande semble loin d’être acquise quand dans le même temps, la Russie doit s’incliner face à l’Ukraine pour épargner au groupe de Roger Lemerre, un détour par la case barrages. C’est finalement un but de Trezeguet en fin de match (déjà…) qui libère les Bleus, ravis d’apprendre qu’à quelques milliers de kilomètres de Paris, la Russie s’est désunie à domicile. Une boulette du gardien Filimonov, à la 89e minute de ce match décisif envoie finalement la France à l’Euro 2000.
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