Muse au stade du «spectacle total»

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Publié le 18 novembre 2009.

EXCLUSIF - «20 Minutes» a rencontré le groupe de rock mardi...

Dans les tréfonds du Palais omnisports de Paris-Bercy, on n'entend pas les fans de Muse crier leur impatience de voir le groupe en concert. Hier soir, à deux heures de leur montée sur scène, le trio nous reçoit. Détendus, à l'aise dans leur costume de groupe du rock le plus vendeur du moment. Actuellement en tournée européenne, ils s'attaqueront en 2010 aux stades, dont le Stade de France le 12 juin.

Aux débuts de Muse, la France a été le premier pays à s'amouracher de leur rock lyrique. «Depuis, c'est une vraie histoire d'amour qui continue», raconte Dominic Howard, le batteur. «Rien qu'en regardant le public, on peut savoir qu'on est en France ici parce que tout le monde saute et crie», s'amuse Chris Wolstenholme, le bassiste.

Des fans influents

Ne soyez pas jaloux mais Muse n'entretient pas une relation exclusive avec ses fans français. Ainsi, une grande chasse au trésor - en vrai, une clé USB donnant accès à un morceau en avant-première - était organisée un peu partout dans le monde en juillet avant la sortie de leur dernier album, Resistance.

Et le groupe renseigne régulièrement les fans sur ses faits et geste, via Internet. «Ado, j'aurais adoré que Kurt Cobain me parle via Twitter!», s'amuse Chris. Dominic explique que «les fans peuvent faire évoluer le show. Au début de la tournée, on lit tous les messages. On a rajouté la chanson MK Ultra, tirée du nouvel album, parce qu'ils la réclamaient.»

Gigashow, son et lumière

En quinze ans de carrière, le succès phénoménal du groupe les a conduits à faire évoluer leur musique du simple rock à guitares aux mélodies symphoniques taillées pour les stades. «On veut juste que les gens aiment notre musique, ­explique Chris. Nous cherchons avant tout à être accessibles au plus grand nombre, avec des mélodies qui se collent dans la tête.»

Le chanteur Matthew Bellamy se réjouit de l'évolution de Muse: «Il y a dix ans, si on nous avait dit qu'on jouerait dans de si grandes salles, on aurait crié: "Non, jamais de la vie." Mais aujourd'hui, on ne veut plus revenir en arrière. C'est un devoir de pouvoir accueillir le plus de monde possible.

En plus, pour les petits concerts, à cause du marché noir, les places sont super chères.» Le chanteur assume aussi le côté gigashow son et lumière. «Muse en concert, c'est un spectacle total, le genre de truc qu'on adorerait voir en tant que spectateur. Même le mec au fond de la salle doit en avoir pour son argent.» Dont acte, hier soir à Bercy.

Benjamin Chapon et Boris Bastide
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