BOXE – Jean-Marc Mormeck raconte toutes les semaines sa préparation à 20minutes.fr...
A un mois de son premier combat en lourds prévu le 17 décembre, à la halle Carpentier de Paris, Jean-Marc Mormeck est en pleine préparation. Cette semaine, il évoque pour 20minutes.fr les liens particuliers qu’il entretient avec le
département francilien de la Seine Saint-Denis...
>> Pour relire l'épisode précédent
«A 6 ans, quand je suis arrivé de Guadeloupe, j’ai habité tout de suite à Bobigny. C’est forcément un peu difficile quand tu débarques. Le béton, la météo, les gens qui courent tout le temps… Tu es un peu dépaysé. Et puis je me suis intégré, j’ai fait partie de la cité. Je suis devenu très bagarreur. A cet âge-là, tu n’as pas forcément de raison de taper. Tu es un peu con, tu n’as pas d’argument pour discuter et tu tapes.
«La télé m’a poussé à essayer la boxe anglaise. Un jour, j’ai tapé à la porte
de la salle de Drancy. J’y ai découvert que l’on pouvait boxer avec des valeurs. La boxe anglaise ne s’appelle pas pour rien le noble art. Elle t’apprend à te maîtriser, elle te donne confiance et t’aide à ne pas être agressif. Dans la boxe anglaise, ces notions ont peut-être encore plus d’importance que dans les autres boxes que j’ai essayées. Par la suite, dans les rues de la cité, je n’ai plus tapé gratuitement sur les gens. Depuis, je me suis presque toujours entraîné en Seine-Saint-Denis: Pantin, Livry-Gargan ou encore Noisy-le-Grand avant de partir aux Etats-Unis. Je suis en discussion avec la mairie de Bobigny car je voudrais ouvrir ma propre salle sur cette commune.
«D’ailleurs, en parlant de la banlieue parisienne, en 1997, je suis devenu “grand frère” pour la Ratp. C’était dans le cadre d’un programme destiné à calmer les problèmes dans les transports en Île-de-France. Toutes les expériences sont bonnes et celles-là m’a fait découvrir des gens d’autres communes de la mienne. Cela m’a appris à parlementer aussi. Et ce n’est pas inutile dans le monde de la boxe.»
M. Go.