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Une députée UMP veut faire interdire la fessée

Des enfants dans une salle de classe
Des enfants dans une salle de classe/Mychèle Daniau AFP/Archives

ENFANCE - Edwige Antier a déposé une proposition de loi en ce sens...

Est-ce la fin de la bonne vieille fessée? Alors qu’auront lieu lundi les vingt ans de la Convention internationale des droits de l’enfant, Edwige Antier, célèbre pédiatre et députée de la majorité, a déposé mercredi dernier, selon ce qu'elle a annoncé au Parisien/Aujourd'hui en France, une proposition de loi qui vise à interdire les châtiments corporels sur les enfants, dont la fessée.

Auteur de nombreux ouvrages sur la famille et l’enfance, l’élue UMP de Paris estime que la France doit répondre à la demande des Nations Unies et du Conseil de l’Europe qui réclament, depuis plusieurs années, que la France s’aligne sur ses voisins européens en instaurant un cadre législatif.

Dans le Code civil

«Plus on lève la main sur un enfant, plus il devient agressif», a-t-elle déclaré au quotidien en rappelant qu'en 2008, le Conseil de l'Europe a appelé ses Etats membres à interdire la fessée et que «18 Etats l'ont déjà fait».

«On ne peut plus laisser entendre que ce n'est pas grave ou, même pire, que ça a une vertu éducative alors que c'est exactement le contraire», selon Edwige Antier. «Il ne s'agit pas d'envoyer les parents en prison ni de les en menacer», a-t-elle ajouté, précisant qu'elle ne propose pas d'inscrire l'interdiction de la fessée dans le Code pénal mais, «comme en Allemagne», dans le Code civil.

Un projet de loi loin d'être dans l'hémicycle

«L'article serait lu aux parents lors du mariage. Une loi, c'est dire que l'Etat pose une interdiction. Et la faire connaître, c'est changer les mentalités. Quand la Suède a interdit (la fessée) en 1979, 70% des parents y étaient opposés. Aujourd'hui, ils ne sont plus que 10%», fait-elle également valoir.

Une fois sa proposition de loi officiellement déposée sur le bureau de l'Assemblée nationale, rien ne garantit qu'elle soit débattue en séance publique et, a fortiori, votée. Pour que l'interdiction de la fessée devienne effective, il faut en effet d'abord que le texte d'Edwige Antier soit inscrit à l'ordre du jour par le groupe UMP ou le gouvernement puis voté dans les mêmes termes par l'Assemblée et le Sénat.

>> Que vous inspire cette proposition loi? Doit-on légiférer sur un tel sujet alors que nos voisins l'ont fait? Dites-le nous dans les commentaires ci-dessous.


N. B.
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