
« Massive » ne semble pas le terme le plus approprié pour décrire la campagne de vaccination qui a commencé hier, quand on voit les couloirs des centres vides. Enfin, pas tout à fait vides, puisque sur chaque site, quatorze personnes (accueillants, médecins, infirmières, étudiants...) attendent les candidats. « La vaccination de masse reste la meilleure prévention, mais ça peut mettre six mois à démarrer, souligne pourtant Guy Lalanne, un des médecins du centre de l'Athénée municipal. Les gens vont venir quand l'épidémie va se déclencher. » « Si on ne vaccine pas, on aide le virus à muter, prévient Dominique Bentejac, coordinateur des centres, alors qu'on pourrait l'éradiquer. »
Le discours n'est pourtant pas si tranché partout. Paul, élève infirmier « réquisitionné » pour piquer, se dit contre ce vaccin. « J'ai même dit à ma soeur, qui est enceinte, de ne pas se faire vacciner », explique-t-il. « On ne sait pas ce que l'on injecte », renchérit sa collègue. Et il est vrai que les informations ne sont pas toujours claires : les femmes enceintes sont prioritaires, mais elles doivent attendre un autre vaccin pas encore disponible ; pour l'heure, deux injections sont prévues, mais il se pourrait qu'une seule suffise... Malgré ça, les patients doivent signer un papier attestant qu'ils ont été suffisamment informés. « En fonction de ce que l'on sait », nuance un médecin responsable du centre de l'Athénée. « Je ne vois pas pourquoi on en fait tout un plat ! », déclare une mère de famille, tout en tendant son bras à l'élève infirmière. Selon l'affluence constatée, il se pourrait que les centres adaptent leurs horaires d'ouverture. W
Question écrite du député Daniel Garrigue
Suite à la déclaration irrationnelle de François Fillon au dîner du CRIF (1), le député de...
publié le : 10-02-2010 01:40
Vos réactions