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Le Genoa a tenu les Dogues en laisse

A Gênes, il y a des églises à tous les coins de rues, mais on n'aime pas tendre l'autre joue. Quinze jours après avoir reçu une fessée au Stadium Nord (3-0), les Italiens ont battu le Losc dans les arrêts de jeu (3-2). Un succès aurait assuré aux Nordistes leur place en 16e de finale. Avec 7 points, les Lillois sont toujours en position de se qualifier. Mais les Italiens, un point derrière, sont revenus dans la course, alors qu'une défaite les aurait éliminés. Le déplacement à Valence dans trois semaines devient donc crucial. D'autant que le Genoa recevra une équipe du Slavia Prague déjà éliminée. « Une victoire sur un des deux matchs suffit. Mais il ne faut pas trop repousser les échéances », prévient le milieu Stéphane Dumont.

Les buts italiens portent la marque argentine. Sur son aile droite, Rodrigo Palacio a fait danser Emerson pendant 90 minutes. Le Brésilien est d'ailleurs coupable d'un marquage élastique sur l'ouverture du score de son adversaire direct (1-0, 14e), et aurait pu coûter un ou deux buts de plus. Hernan Crespo, l'autre gaucho sur la pelouse de Luigi Ferraris a souvent joué à contretemps. Mais quand un ballon traîne dans la surface, il a toutes les chances de finir au fond (2-0, 58e). « Il faudrait peut-être qu'on arrête de se mettre à jouer uniquement par réaction », réclame Adil Rami.

Il a fallu se pincer plusieurs fois pour réaliser qu'on était bien en Italie. Un stade à l'anglaise hyperbouillant, une pluie battante et une défense locale ouverte aux quatre vents : Gênes avait des airs de Birmingham. Mais l'attaque Touré-Vittek-Aubameyang n'a jamais su trouver la faille dans la plus mauvaise défense de Série A (20 buts encaissés en 11 matchs). Les ailiers lillois ont souvent confondu vitesse et précipitation. Il a fallu attendre le coaching de Garcia pour voir enfin le vrai Losc. Sur le premier but, c'est Cabaye qui offre le but à Frau (2-1, 76e). Et sur l'égalisation, c'est Gervinho qui a trompé Scarpi (2-2, 84e). Trois joueurs tout juste sortis du banc, qui n'ont pas pu empêcher Sculi de faire gronder l'antre génoise au bout d'arrêts de jeu brûlants (3-2, 92e) après que Moretti a fait faute sur Emerson. « C'est bien beau de faire des films sur les arbitres, mais il faut qu'ils arrêtent leurs conneries. Cinq arbitres, cinq fois plus d'erreur », gronde Rami pour conclure. W

De notre envoyé spécial, Antoine Maes
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