
« Moche », « dégueulasse », « triste ». Les commerçants et riverains ne manquent pas de qualificatifs pour décrire la rue Alsace-Lorraine. Depuis le lifting superficiel opéré à l'été 2007, son revêtement n'a cessé de se dégrader. Ce provisoire devait durer initialement deux ans, des travaux définitifs devant se dérouler à l'été 2009.
Mais entre-temps, l'équipe municipale a changé et les nouveaux élus ont décidé de reprendre le dossier. Hier, ils ont présenté le projet retenu pour l'axe le plus commerçant du centre-ville. Fini les trottoirs et la chaussée grise, place à des couleurs plus lumineuses. L'actuelle fontaine du square de Gaulle sera aussi revue et corrigée. « Nous allons réaliser un grand plateau piétonnier, avec une chaussée centrale pavée de 3,30 m de large. Le mobilier urbain n'encombrera pas l'espace et la végétation sera plantée en pleine terre », décrit Bruno Fortier, l'architecte urbaniste retenu par le jury. Un choix justifié par « une certaine sobriété qui permet de mettre en valeur les bâtiments », avance le maire, Pierre Cohen.
Les premiers coups de pioche seront donnés en février prochain pour les travaux de réseaux. Après la trêve des confiseurs en fin d'année, l'aménagement débutera en janvier 2011. Le tronçon entre Esquirol et la rue Lafayette sera livré en décembre 2012.
Quant à la portion jusqu'à Jeanne d'Arc, il faudra attendre la fin de la réflexion sur l'aménagement du centre-ville. Ce qui fait grincer les dents des commerçants de la partie nord de la rue. « Nous avons eu plusieurs réunions, d'où il est ressorti des avis divergents sur le maintien de la voiture sur cet axe. C'est une des raisons pour lesquelles nous avons décalé sa revalorisation. Mais cela peut aller très vite, une fois la réflexion terminée », assure Isabelle Hardy, adjointe au maire chargée du commerce.
« L'histoire de la voiture est une excuse, je ne vois pas pourquoi on ne traite pas la rue d'un seul bloc », relève le patron du magasin Modi In, qui craint un report de la seconde phase aux calendes grecques. Dans la partie sud, on attend de voir. « Il y a deux ans, lors des trois mois de travaux, on a eu une baisse d'activité. On veut bien souffrir, mais pour quelque chose de réussi à l'arrivée », insiste Marie Camus, gérante du magasin Yves Rocher. W
Question écrite du député Daniel Garrigue
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publié le : 10-02-2010 01:40
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