Il se distingue par son nez droit et l'absence de hublot. Sa carlingue est parallèle à la piste pour faciliter le déchargement. La version cargo de l'A330-200 a réussi hier, avec quatre jours d'avance sur les prévisions, son premier vol d'essai à Toulouse. Ce dernier-né d'Airbus marque un retour du constructeur au transport de marchandises, après l'arrêt de la production de l'A300 en 2007 et l'abandon de l'A380 cargo. « C'est le bon avion, au bon moment », a indiqué Patrick Piedrafita, directeur des programmes long-courrier.
Bien que le fret traverse des moments difficiles, Airbus estime à 1 600 appareils le marché des avions-cargos de moyenne capacité pour les vingt prochaines années. « Nous espérons en capturer une bonne part », a indiqué le responsable.
Modulable, l'A330-200F (pour Freighter, transporteur) peut convoyer jusqu'à 69 t de marchandises et s'avère, selon le constructeur, moins gourmand en fuel que « ses concurrents vieillissants ». Il a enregistré pour l'instant 67 commandes fermes, émanant de dix compagnies. Actuellement, cette nouvelle version de l'A330 est assemblée à Toulouse. Mais Tom Williams, le directeur des programmes d'Airbus, n'exclut pas à terme de la construire aux Etats-Unis, si l'avionneur remporte le contrat des avions ravitailleurs du Pentagone. W