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Fusillade sur une base militaire américaine: Obama se rendra sur place

La base militaire américaine de Fort Hood, à Killeen (Texas)
La base militaire américaine de Fort Hood, à Killeen (Texas)/Alan Henkel/NBCU/SIPA

ETATS-UNIS - Le tireur, un militaire, a fait treize morts...

Treize et non plus douze personnes ont été tuées et trente blessées jeudi, lors d'une fusillade à Fort Hood, au Texas, la plus grande base de l'armée américaine. C'est le commandant Nidal Malik Hasan, officier américain d'origine palestinienne, qui devait être envoyé en Irak, qui a ouvert le feu. L'armée américaine n'était pas en mesure de préciser si les victimes étaient des civils ou des militaires.

Le président américain Barack Obama se rendra sur la base militaire, pour participer au service religieux, a indiqué son porte-parole ce vendredi sans pouvoir préciser la date de ce déplacement.

L'armée américaine, qui avait dans un premier temps fait état de la mort du tireur, a annoncé dans la soirée que ce psychiatre militaire avait survécu. «L'enquête est en cours, mais les premières informations indiquent qu'il y avait un seul tireur qui a été touché par balles à plusieurs reprises. Toutefois, il n'est pas mort comme cela avait été annoncé précédemment. Il est en état d'arrestation et son état est stable», a annoncé le commandant de la base, le général Bob Cone. Le commandant n'a pas voulu se prononcer sur le mobile de la fusillade, ni sur les antécédents du tireur, qui n'a pas encore parlé aux enquêteurs et «ne semble pas à l'article de la mort». Il a refusé d'exclure l'hypothèse d'un acte terroriste, «mais les éléments que nous avons ne s'orientent pas dans cette direction», a-t-il dit.

Pendant une remise de diplômes


Le commandant Hasan a ouvert le feu vers 13h30 locales (20h30, heure française), à l'aide de deux armes de poing dans un bâtiment où de nombreux soldats suivaient des examens médicaux avant d'être envoyés en mission en Irak ou en Afghanistan. Il s'est ensuite dirigé vers une salle où se déroulait une cérémonie de remise de diplômes, à laquelle assistaient 600 personnes.

«Plusieurs soldats ont réagi rapidement et ont fermé les portes de l'auditorium», a rapporté le général Cone, précisant qu'une civile avait été la première à tirer sur l'agresseur, mettant fin au massacre. Le Pentagone a diffusé des images de blessés évacués sur des brancards puis installés dans des ambulances, alors que des tireurs d'élite entouraient un bâtiment.

Regardez la vidéo de l'intervention de la police:




Un cousin du tireur a assuré à la télévision qu'il se plaignait de harcèlement du fait de ses origines. «Il avait embauché un avocat militaire pour tenter de résoudre le problème. Il était prêt à rembourser l'Etat pour pouvoir quitter l'armée mais il était arrivé au bout de ses possibilités. Il venait d'apprendre qu'il allait être déployé» en Irak courant novembre.

Une association islamique américaine, le CAIR, a fermement condamné la fusillade. Un membre de l'association, Ibrahim Hooper, a exprimé la crainte que le drame ne se retourne contre les musulmans américains. Lors d'une intervention en direct à la télévision, le président Barack Obama a évoqué un «horrible déchaînement de violence». «Mes pensées et mes prières vont aux blessés et aux familles de ceux qui sont morts», a-t-il ajouté.
N.B. avec agence
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