
Vous lancez aujourd'hui une nouvelle collection de polars qui prennent place à Paris. En quoi consiste-t-elle ?
Vous lancez aujourd'hui une nouvelle collection de polars qui prennent place à Paris. En quoi consiste-t-elle ?
Pour moi, le polar vient du mot polaroïd, et nos livres montrent un instantané du Paris d'aujourd'hui. Si vous relisez des polars des années 1950, vous saurez combien coûtait un café à l'époque. C'est cet univers que je cherche dans les romans que nous publions. Des auteurs comme Victor Hugo, Emile Zola, Léo Malet ou Georges Simenon faisaient ça très bien.
Vous publiez trois ouvrages*. Quels sont leurs univers ?
Même si je n'aime pas les comparaisons, Caroline Sers a un univers un peu à la Georges Simenon. C'est un roman d'ambiance, très psychologique, qui se passe dans l'Est parisien. Lalie Walker a choisi comme décor le marché Saint-Pierre. Et son livre est trash, rock and roll, elle n'a pas peur de décrire la violence. Romain Slocombe fait, lui, un parallèle entre le Paris d'aujourd'hui et celui des années 1980, entre Pigalle et Opéra.
Quels sont les quartiers qui inspirent le plus les auteurs que vous éditez ?
C'est un peu tôt pour le dire car nous n'avons pas reçu beaucoup de manuscrits, mais ce sont davantage les thèmes que les quartiers qui m'intéressent. Nous prenons la ville dans son ensemble, et essayons de témoigner de notre époque. Nous avons par exemple remarqué que les bureaux de tabac sont petit à petit rachetés par des Chinois. Ça ferait une très bonne toile de fond pour un polar ! W
Recueilli par Magali Gruet
* Des voisins qui vous veulent du bien, Caroline Sers, 12 euros.
L'Infante du rock, Romain Slocombe, 15 euros.
Aux malheurs des dames, Lalie Walker, 15 euros.
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publié le : 21-11-2009 16:52
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