En proie à la baisse de ses ventes sur fond de récession planétaire, le premier constructeur mondial comprime ses dépenses, après avoir réduit ses effectifs sous contrat temporaire et fait tourner ses usines au ralenti au plus fort de la crise. Toyota a subi les toutes premières pertes de son histoire durant l'exercice budgétaire 2008-2009, clos fin mars, et prévoit de rester dans le rouge cette année. Une situation qui ne lui permet plus de dépenser des dizaines de millions de dollars dans la Formule 1 (les plus grosses écuries ont un budget qui dépasse les 100 milions de dollars (67 millions d'euros) ).
Zone de turbulences pour la F1
La rumeur d'un départ de Toyota bruissait depuis quelques jours dans la presse japonaise et dans le monde de la Formule 1. Selon le quotidien Mainichi, le géant automobile japonais, 5e du dernier championnat des constructeurs, avait d'abord envisagé de poursuivre sa participation à la F1 jusqu'en 2012, mais il a finalement décidé de stopper dès l'an prochain (ce qui entraîne également la fin de la collaboration avec Williams à qui Toyota fournissait les moteurs). Le géant nippon avait déjà annoncé en juillet qu'il renonçait à héberger le Grand Prix de F1 du Japon à partir de 2010 sur son circuit du Mont-Fuji, également pour des raisons budgétaires.
Il n'y donc aura plus aucun constructeur japonais en F1 l'an prochain puisque Honda s’était retiré pour les même raisons la saison dernière. Les temps sont durs pour la F1. L'annonce du retrait de Toyota survient deux jours après la décision du manufacturier américano-nippon Bridgestone Corp qui cessera de fournir les bolides de F1 en pneumatiques à l'issue de la saison 2010.
Et vous qu'en pensez-vous? La Formule 1 est-elle un sport indécent en temps de crise?